Michelle Sullivan Communications

Morrow communication : l’invitation est lancée

Suite à la lecture de la chronique de Patrick Lagacé, j’ai invité les dirigeants de Morrow Communications et de Stationnement Montréal à se joindre à nous pour le prochain 3e mardi | Third Tuesday Montréal. En même temps, j’en ai profité pour faire la promotion de YULBiz.

Pourquoi? Parce que j’ai l’impression qu’ils ne nous connaissent peut-être pas.

Et non, pas pour faire ma baveuse. Uniquement dans le but de continuer à faire mon possible pour m’assurer que tous les communicateurs montréalais sachent que des ressources existent pour ceux qui cherchent à s’initier dans le monde des médias sociaux.

J’espère être en mesure de faire leur connaissance et de mieux comprendre pourquoi ils ont cru bien (ou du moins nécessaire) de lancer une campagne d’astroturf … de faux blogue. J’avoue que je ne comprends pas leur réponse à FailCom qui déplore le choix d’une stratégie de faux blogue dans les commentaires d’un billet.

Ils répondent ainsi:

Le blogue n’a jamais été un faux blogue. Tout ce qui y est écrit est d’intérêt pour la communauté du vélo à Montréal. Il n’y a rien de mensonger dans l’information qu’on y trouve. Nous avons toujours voulu être respectueux de nos lecteurs. C’était, bien humblement, la seule façon qu’on avait de vous intéresser à notre projet et il semble qu’on ait réussi. Des milliers d’adeptes du vélo comme vous nous ont suivi sur notre blogue. Nous en sommes heureux. Il fallait qu’on attire votre attention et ce n’était pas évident dans cette jungle du web.

Bon. Il y a plusieurs façons de réagir. Personnellement, je suis de l’avis que ce n’est pas en se lançant des insultes qu’on puisse encourager l’adoption des meilleures pratiques. C’est en se tendant la main et en dialoguant.

Ma main est donc tendue. J’espère que l’invitation, faite respectueusement, sera acceptée.

J’en profite pour remercier l’IABC qui fait la promotion des 3e mardi | Third Tuesday Montréal auprès de ses membres. Je serais bien contente si, un jour, les autres regroupements de professionnels en RP et marketing acceptaient de faire pareil, et ce sur une base régulière. Nous profiterions ainsi de toutes les ressources mises à la disposition de la communauté.

C’est la réputation de notre profession qui en sortirait gagnante.

MAJ: Pour préciser et ainsi éliminer toute possibilité de confusion: j’invite les dirigeants de Morrow Communications et Stationnement Montréal en tant que participants, et non en tant que conférenciers. Notre conférencier du 19 mai est Jean François Codère.

Commentaires

  1. Aurélie Alaume

    2009.05.12 @ 14:12

    Je te trouve vraiment fine, mais tu as raison, peut-être ne savaient-ils pas… que ça se saurait et qu’ils en subiraient les conséquences (je parle surtout pour l’agence de communications)…
    J’espère qu’ils auront l’ouverture de venir au troisième mardi, c’est sûr que l’on apprend tous tous les jours. Belle réaction Michelle !

  2. Michelle Sullivan

    2009.05.12 @ 14:57

    Aurélie: là je pense que c’est toi qui est vraiment fine 🙂 … car je ne parle pas ici d’accepter un plaidoyer d’ignorance de la part de gens intelligents. Pas à ce stade ci, quand toutes les ressources sont à notre disposition. Je suis de l’avis que nous devons faire nos devoirs avant d’agir et nous renseigner avant de s’avancer sur terrain inconnu. J’ose espérer que l’agence en question a agi en pleine connaissance de cause et en comprenant les risques attachés à la stratégie adoptée. Qu’ils ont simplement choisi de suivre une voie à laquelle je n’adhère pas, personnellement, et à laquelle je ne crois pas que notre industrie devrait adhérer. Autrement, le « crime » serait non seulement de l’ignorance, mais également de la paresse intellectuelle. J’imagine que ce n’est pas du tout le cas. Du fait même, j’ose espérer que toutes les agences et tous les professionnels en RP qui s’aventurent dans le monde des médias sociaux le font en adoptant les meilleures pratiques de cet univers .. c’est à dire non à l’aveuglette, mais en lisant ce qui est écrit, en écoutant ce que dit ailleurs et en discutant avec leurs collègues. Nous avons maintenant accès à 3 ou 4 ans de billets de blogue et d’épisodes de balado d’autres professionnels qui ont eu la chance de jouer dans cette nouvelle plate-bande avant nous, pour ne pas parler de collègues de chez nous qui peuvent nous renseigner. Profitons des erreurs des autres en tirant des leçons de campagnes comme Vichy (et maintenant Bixi?) et inspirons nous de campagnes à succès. Il y a moyen de faire une belle campagne qui s’inscrit dans la transparence et l’autenticité. Du moins, je le crois.

    Enfin, je pense qu’il serait vraiment temps que je lance l’initiative dont je vous ai parlé l’autre jour (voir billet du 28 avril .. comme le temps file!). J’espère pouvoir le faire d’ici avant le prochain anniversaire du Cluetrain Manifesto. On se croise les doigts.

  3. Luce Beaulieu

    2009.05.12 @ 16:53

    Je serai la première surprise d’apprendre que Morrow se pointe à Yul… la combinaison de son désinvolte: « Tout le monde fait ça » avec le fait qu’ils ont fermé les commentaires sur le blogue après la première tomate me laisse croire qu’ils ne sont pas près de sortir de leur bureau.

    Je dois dire que ça faisait longtemps qu’une campagne ne m’avait pas interpellé de la sorte… malheureusement ce matin seulement, à la suite de l’article de Patrick Lagacé. Mon premier mouvement a été d’émettre mon opinion en status FB, puis de me retirer du groupe BIXI, qui est sans doute aussi géré par Morrow. BIXI est un projet que j’adore, mais il faut envoyer des messages clairs que les manipulations douteuses de la puissance du Web 2.0 sont à proscrire sous peine de perte de réputation et l’éclaboussement de son client au passage.

  4. Yvon Desautels

    2009.05.12 @ 18:44

    Je suis partisan aussi de la main tendue et du dialogue. Comme professionnels de la com, je crois que nous devons nous impliquer et nous entendre sur les balises à mettre en place. Sinon, nous serons tous perdants sur le plan de la crédibité.

    Au cours de la journée, j’ai constaté également que nos associations professionnelles locales sont demeurées muettes sur le sujet. Peut-être ai-je manqué quelque chose?

  5. Michelle Sullivan

    2009.05.12 @ 18:53

    @Yvon – re: le mutisme … espérons que la nuit portera conseil.

  6. Vincent

    2009.05.12 @ 21:41

    Salut!
    J’y connais rien en pub, marketing etc, c’est pas mon métier. En fait je travaille dans le vélo depuis plus de 10 ans, j’ai été messager à vélo, mécano, vendeur de vélo, je fais de la compétition… bref je passe beaucoup de temps sur mes vélos, c’est mon domaine, ma passion.

    Je comprends vraiment pas l’idée du faux blogue de « À vélos citoyens », quand ils répondent « Tout ce qui y est écrit est d’intérêt pour la communauté du vélo à Montréal. » …. il leur en manque des bouts!!! Pourquoi avoir inventer tout ça? Comme vous, et votre « communauté » de marketing machin, y’a déjà des réseaux d’établis; des sites, des blogues, des clubs, des regroupements… les gens se connaissent dans le milieu du vélo. Quand les faux créateurs du blogue (Mélanie Gomez et compagnie) m’ont invité à rejoindre le groupe j’ai tenté de savoir un peu plus sur le groupe et sur Mélanie en particulier; une fille qui fait du vélo type triathlon et qui socialement impliqué dans la « cause » vélo, dans la vingtaine et qui par le fait même se dit célibataire par le biais de son profil Facebook m’apparaissais bien invitant, que dire alléchant! J’ai lui est donc envoyé quelques messages (1 ou 2) lui demandant, si elle roule beaucoup (où quand, comment, pourquoi etc..). Réponses :
    « Salut!

    On se connait pas, mais j’ai vu sur ton profil que tu es intéressé au vélo, et j’ai un blogue sur le sujet: http://www.avelocitoyens.com . Viens faire un tour et écrire tes commentaires!

    Bonne journée! »

    Rien d’extravagant, rien de rien, elle ne se mouille pas. « On se connait pas… » En fait dans le mieux PERSONNE ne la connaissais depuis le début (juillet 2008!).

    Jusqu’ici rien d’intéressant si ce n’est le fait que depuis juillet 2008, l’agence nous envoyait par le groupe facebook des invitations à tout les semaines! Du spamming bâtard, je me suis dit; elle est vraiment motivée!

    Quand je lui est demandé des photos d’elle en vélo j’ai jamais eu de réponse!

    Enfin tout ça pour dire que c’est pas cool de se faire niaiser comme ça. Oui c’est vrai que sur Internet tu peux tomber sur n’importe quoi, comme sur des sites de rencontres par exemple, sauf que venant d’une compagnie de communication engagé par des fonds publiques c’est juste dégueulasse!

    Le manque de jugeote de Parking de Montréal qui ont accepté la campagne aussi c’est pas fort fort.

    Si vous voyez la gang de Morrow (j’aillais écrire Morrons… oups), dites leur que j’utiliserais pas Bixi, campagne virale ou non! Et qu’ils ne visent pas la bonne clientèle; la clientèle la plus propice d’utiliser ce vélo de 21kg (le miens est 3 fois plus léger) est : les touristes, les gens des tours à bureaux, le maire qui mets son casque 1 fois sur 2 à l’envers et qui roule la selle beaucoup trop basse et quelques adeptes qui n’ont pas de vélos ou qui sont écœurer des embouteillages. Les autres; ou bien ils ont déjà leur vélo et l’utilisent très régulièrement et ils ne troqueront pas le leur pour un Bixi , ou bien ils marchent parce qu’ils trop peur de rouler à Montréal, ou bien ils prennent le métro/bus parce qu’il reste trop loin du centre-ville, ou bien ils prennent leur char parce que la banlieue c’est loin!

    Voilà! À la prochaine! Peut-être on se rencontrera à vélo!

  7. Michelle Sullivan

    2009.05.13 @ 09:10

    @Vincent Un grand merci – j’apprécie vraiment que vous ayez pris le temps de venir partager votre point de vue sur mon blogue. Je suis d’accord avec vous, autant au niveau du potentiel de liens à tisser avec une communauté dynamique qu’avec le vrai public cible du Bixi. Je présume qu’ils ont cru bien de vous cibler justement à cause de votre engouement et dynamisme, sachant que vous seriez des ambassadeurs naturels. Et si je suis d’accord avec eux sur un seul point, c’est que le projet Bixi est louable et mérite d’être connu. Je trouve dommage que cette nouvelle soit sortie le jour du lancement du Bixi et espère qu’elle n’éclabousse pas trop l’initiative. J’espère également que cette expérience ne fasse pas en sorte que, dorénavant, vous accueillerez chaque professionnel en relations publiques avec skepticisme, car je vous assure que nous sommes plus que nombreux à adhérer aux codes de déontologie de notre profession. Le marketing se permet-il plus de libertés? Peut-être. C’est une question que nous devrons nous poser entre professionnels car les frontières entre les RP et le marketing deviennent de plus en plus floues.

    Et oui, il se pourrait qu’on se croise sur les pistes cet été, quelque part entre Rosemont et Lachine (et des fois même jusqu’au boulevard Gouin) bien que mon bon vieux vélo ne soit assurément pas aussi beau que le votre. Au plaisir!

  8. Ginette Desmarais

    2009.05.13 @ 10:16

    Il faut être assez naïf pour croire que ces gens ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Les techniques de manipulation de masse et de propagande sont utilisées depuis assez longtemps en politique, en affaires, en publicité… Elles ont été amplement étudiées. Cette firme a tout bonnement utilisé sans scrupule les moyens qu’elle a identifiés. Et la fin justifie les moyens. Mais les gens honnêtes ont la mémoire courte et s’imaginent que tous les humains, par défaut, sont de bonne foi. Morrow Communications se défend en disant qu’ils ont fait ça pour la cause. Que la cause soit bonne ou mauvaise n’y change absolument rien. La tricherie sape chaque jour la confiance minimale requise pour exercer sa citoyenneté, sur le Net ou ailleurs. S’ils acceptent l’invitation que vous leur avez faite, vous pouvez être certains qu’ils auront préparé leur salade avec une vinaigrette irrésistible pour enrober le tout. Et pour cause ! Ne sont-ils pas là pour vendre ? Depuis un an, ils faisaient carrément de l’intox, non seulement sur leur faux blogue, mais en injectant des faux commentaires sur tous les sites, blogues ou médias du web qui parlaient du transport écolo. La firme Mosanto a utilisé les mêmes techniques. Qu’on se le dise.

  9. Bixi velo libre-service de Montreal, stationnement de Montreal et la firme Morrow Communications: usage de faux « Raymond Viger, rédacteur en chef de Reflet de Société

    2009.05.14 @ 16:38

    […] elle lance une invitation à la firme Morrow Communications de se présenter à la rencontre des 3e mardi du mois pour s’expliquer. De plus, Michelle Sullivan s’en prend à Shirley Steinberg, un professeur de […]

  10. Bixi: velo libre-service de Montreal Fausse representation pour Stationnement de Montréal et la firme Morrow Communications « Reflet de Société / Journal de la Rue

    2009.05.15 @ 16:39

    […] elle lance une invitation à la firme Morrow Communications de se présenter à la rencontre des 3e mardi du mois pour s’expliquer. De plus, Michelle Sullivan s’en prend à Shirley Steinberg, un professeur de […]

  11. Sophie Labelle

    2009.05.16 @ 18:16

    J’ai suivi avec intérêt la communauté du web et les médias commenter le « scandale 2.0 de Morrow », cet exemple inouï de ce qu’il ne faut pas faire en communication : prendre le monde pour des caves. Avec le commentaire fort intéressant de Vincent, un vrai gars de vélo, il est évident que si les médias n’auraient pas débusquer l’arnaque, la communauté même de passionnés de cyclisme l’aurait fait. N’aurait-il pas été plus facile d’impliquer justement de vrais personnes, des vrais passionnés de vélo, un gars de bureau, un résidant dans le quartier, un sympathisant naturel faisant partie des cibles visées par le Bixi. Le web est justement l’endroit idéal pour trouver des gens passionnants de toutes les horizons. Un appel à tous sur Twitter et on peut avoir bien de généreux coups de main.

    Dommage pour l’image du client – Bixi – et de l’industrie des communications / RP / marketing qui est ternie par manque de professionnalisme ou le pur mépris de la population de ce M. Morrow et de son équipe. Ne cessons pas de croire que la majorité des gens dans notre profession pratiquent leur métier avec rigueur et respect pour le grand public, et ce, avec un souci constant d’authenticité.

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