Entrevue Radio Canada: les médias sociaux en entreprise

,

J’ai eu le plaisir de rencontrer Stéphanie Kitembo de Radio Canada pour parler médias sociaux en entreprise.  Je reprends des propos déjà publiés dans les pages de ce blogue et sur rezopointzero.ca.

Je vous invite à écouter l’extrait et à commenter si le coeur vous en dit.

Petite précision: je ne peux pas dire que je m’intéresse aux médias sociaux depuis 10 ans (j’avais plutôt dit à la Mme Kitembo que les blogues existent depuis plus de dix ans maintenant), bien que je me souvienne très bien de ma découverte du blogue de la Québécoise Brigitte Gemme, la première francophone à tenir un carnet. C’était en 1995, et à l’époque on devait connaître du html pour pouvoir publier. Les choses ont bien évolué depuis, et moi aussi, d’ailleurs.

Petit velours: vous remarquerez que je partage la page web de Radio Canada avec notre trésor national, Dany Laferrière. C’est chouette, ça.


3 réponses à “Entrevue Radio Canada: les médias sociaux en entreprise”
  1. Avatar de Aurélie Alaume

    Bravo Michelle! Tes propos toujours très clairs, précis et posés méritent d’être entendus par le plus grand nombre.
    Je me pose encore la question de cette « brandisation » de sa propre personne lorsqu’il est possible de se dire « influenceur » dans sa niche.
    Dans cet entretien, on dit que les employeurs devraient bientôt chercher ceux qui sont déjà des utilisateurs, ceux qui font partie de ces réseaux, mais, lorsque l’on en fait partie pour des motifs « personnels » comment « transposer » (et le faut-il) cela à une vie 2.0 professionnelle, plus corporative, (avec d’autres contraintes imposées, non plus seulement pas nous et la « communauté 2.0 », mais également par des directeurs, etc.) ?

    De plus, il est fortement recommandé de n’avoir qu’une seule identité numérique, alors:

    À moins d’être à son compte, je ne vois pas comment c’est possible d’utiliser ce bagage 2.0 acquis par le plaisir d’échanger et de partager entre pairs, dans un contexte professionnel… tout en restant soi-même, crédible, transparent et cohérent… any suggestions?

  2. Avatar de Michelle Sullivan

    Moi, si. Un bon ‘animateur de communauté’ ressemble à la marque qu’il représente et au public cible. Il peut-être lui même, parce que ses valeurs sont les mêmes que celles de la marque. L’entreprise qui comprendra ceci comprendra la nécessité … et les avantages … d’un choix judicieux lors de l’embauche.

    Sean Power, qui a déjà été ‘community gardener’ pour Akoha me vient à l’esprit comme l’exemple parfait de ce que je tente d’exprimer. Il demeurait lui-même tout en véhiculant les valeurs de la marque justement parce qu’il ne s’agissait pas là d’une contradiction. Je l’ai connu avant, durant et après Akoha et il n’a pas changé à mes yeux. Un gars authentique.

    Dans le fond, est-ce qu’une entreprise souhaite vraiment que ses ambassadeurs — qu’ils soient animateurs de communauté ou préposés du service à la clientèle — se mettent un masque avant de se tourner vers le public? Dans un monde idéal (ce qui ne veut pas dire idéalisé), chaque entreprise souhaiterait plutôt trouver des ambassadeurs qui sont … naturellement ,, à l’image de la marque. Si c’est le cas, ils devront prendre la chance de lui laisser être authentique.

    Ce n’est pas facile – on a tellement été conditionné à tout vouloir contrôler ce qui entoure l’entreprise, sa direction et la marque. Il est temps de lâcher prise. Time to take a leap of faith, comme on dit. Le marché l’exige, et ce de plus en plus.

    En même temps, transparence ne veut pas dire manque de pudeur. C’est à nous de choisir ce qu’on souhaite partager avec les autres. J’en connais plusieurs qui ne parlent jamais de leur situation de couple ou de leurs enfants. Ils se réservent une intimité et c’est tout à fait correct.

    On peut être authentique sans pour autant se mettre .. ou mettre l’entreprise qu’on représente .. à nu.

    Et puis, dans le fond, on ne serait pas tous, nous les RP, beaucoup plus heureux de travailler au sein d’une entreprise qui nous ressemble? Il suffira de trouver chaussure à son pied.

    Sur ce, je vous invite à poursuivre votre lecture en consultant l’excellente entrevue avec Benoit Boutot, publiée dans ‘Le blogue du community management’:
    http://www.managerunecommunaute.com/2009/10/les-communautes-au-canada-interview-de-bruno-boutot-lanimateur-de-communaute-reflete-lame-de-lentreprise/

  3. Avatar de Éric Bolduc

    je construis ma propre notoriété en commentant ton billet 😉 je blague .. enfin presque – félicitations Michelle, comme souvent, il s’agit d’un beau positionnement de ta marque personnelle, bien sûr, et comme toujours, je te trouve articulée, pertinente et pragmatique – une formule « idéale » pour discuter / vulgariser de sujets chauds auprès du grand public, puisse ton public s’élargir sans fin xo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • OQLF : Nouveau guide destiné aux gestionnaires de communauté du Québec

    Il y a un peu plus de deux ans, je vous parlais de ce cas de la propriétaire de boutique à Chelsey qui avait reçu une lettre de l’Office québécoise de la langue française exigeant que sa page sur Facebook présente du contenu en français? L’OQLF vient de publier un guide pratique destiné aux entrepreneurs […]


  • Dévoilement d’étude : les journalistes québécois et les réseaux sociaux

      Joignez-vous à moi demain soir, sur place ou en webdiffusion, dans le cadre de la Soirée des grands communicateurs, événement organisé par La Toile des communicateurs. Je dévoilerai les résultats préliminaires d’un sondage effectué auprès de journalistes québécois quant à leur utilisation et l’impact des médias et réseaux sociaux. La conférence a lieu dans les […]


  • On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ce texte.

    On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ce texte. Raif Badawi, lui, a été condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans prison pour avoir blogué. Badawi est emprisonné en Arabie saoudite depuis le 17 juin 2012 pour ses propos. Le jour de mon anniversaire. Je suis née libre dans un pays démocratique. Raif Badawi, […]