Michelle Sullivan Communications

OQLF : Nouveau guide destiné aux gestionnaires de communauté du Québec

Il y a un peu plus de deux ans, je vous parlais de ce cas de la propriétaire de boutique à Chelsey qui avait reçu une lettre de l’Office québécoise de la langue française exigeant que sa page sur Facebook présente du contenu en français?

L’OQLF vient de publier un guide pratique destiné aux entrepreneurs et aux gestionnaires de communications intitulé « Les médias sociaux et la Charte de la langue française »

En voici quelques extraits :

Bien que la Charte ait été adoptée avant l’arrivée des médias sociaux, ceux‐ci doivent en respecter les dispositions, de la même façon que les sites Web, même si aucune mention n’en est faite dans le texte de loi. Les différents articles de la Charte relatifs à la langue du travail et à la langue du commerce et des affaires s’appliquent quel que soit le moyen de diffusion utilisé.

1. L’entreprise est établie au Québec (personne morale ou personne physique exploitant une entreprise au Québec).

2. Le média social est celui qui est officiellement utilisé et publicisé par l’entreprise.

3. Le contenu du média social vise le marché québécois.

Exceptions :

– La publicité « par un organe d’information qui diffuse dans une autre langue que le français (par exemple, dans la zone publicitaire de la page Facebook d’un internaute) »

– La publicité concernant un produit culturel ou éducatif si son contenu est dans une autre langue, une activité culturelle ou éducative si elle se déroule dans une autre langue, ou un organe d’information s’il diffuse dans une autre langue

– La publicité relative à un congrès destiné uniquement à un public spécialisé ou restreint

– Une marque de commerce utilisée dans la publicité

– Des messages de type religieux, politique, idéologique ou humanitaire pourvu qu’ils ne soient pas à but lucratif

Si une entreprise choisit de diffuser de l’information dans une autre langue que le français, elle peut le faire dans un compte de média social distinct. Elle aurait ainsi, pour un même média social, un compte en français et un compte dans une autre langue. Elle peut aussi diffuser l’information dans un seul compte, qui sera alors bilingue. Dans tous les cas, l’entreprise doit s’assurer que le contenu en français destiné au marché québécois est au moins équivalent à celui dans une autre langue.

Pouvons-nous utiliser l’option de ciblage offerte par Facebook? L’OQLF semble avoir évolué sur ce point. Voici la réponse qui m’a été envoyée :

Équivalence du ciblage

Facebook permettant le ciblage linguistique, une entreprise peut choisir de diffuser en fonction de ce critère. Cependant, il importe de s’assurer que tout contenu destiné au marché québécois est au moins en français. Le ciblage qui est fait dans une autre langue que le français doit avoir son équivalent en français.

Nous recevons parfois des plaintes de consommateurs qui nous indiquent ne pas voir l’équivalent en français d’une publication. Nous demandons alors la vérification de la langue du compte. Il peut arriver que, quand bien même le compte est configuré « français (Canada) », la publication s’affiche en anglais, preuve qu’elle n’existe pas en français. Il peut aussi arriver que la publication ne s’affiche tout simplement pas. Dans ce cas, il n’y a pas d’équivalence dans le ciblage.

La stratégie de diffusion appartient à l’entreprise. Elle peut choisir de cibler selon la langue de l’utilisateur (ou, comme vous le dites si bien, selon ce qui est configuré dans les paramètres du compte) ou de diffuser dans les deux langues dans la même publication. Dans tous les cas, l’important est que le français ne soit pas occulté et qu’il soit présent de façon au moins aussi évidente. Bien sûr, la publication peut être en français seulement, ce qui reflèterait le visage français du Québec.

Et voilà. Le respect d’un peuple passe par le respect de sa langue et culture. Ce guide démontre l’ouverture de l’OQLF aux réalités des réseaux sociaux, et ce dans le respect de leur mission première.

 

Rat de ville, rat de campagne: je ne suis plus la personne la plus intéressante dans la salle

“I’ve heard it said, and believe strongly, that if you’re the most interesting person in the room, you need to find a new room. We all need places where we don’t have a chance in hell of believing our own PR, where we’re surrounded by people with bigger ideas, different ideas, and stories grander than our imaginations. It’s these people that make us believe it’s possible to do more, be more, to stretch our hearts and our thinking beyond the bounds of our comfort or familiarity.”

David duChemin 

Depuis un peu plus de deux ans, je suis la personne la plus intéressante dans la salle. Ma salle étant un bureau à domicile sur 8 acres dans les Laurentides. Heureusement, je me suis entourée de collaborateurs tout aussi intéressants et de clients en or avec des projets qui me permettent de m’exercer intellectuellement tout en m’amusant. Le bonheur, quoi.

Ceci dit, quand l’opportunité se présente de se baigner à nouveau dans un environnement stimulant, et de côtoyer des personnes encore plus intéressantes que soi, comment refuser?

Aujourd’hui, je me joins à l’équipe du Bureau de la ville intelligente et numérique de la Ville de Montréal. J’avais eu le plaisir de travailler avec Stéphane Goyette et son équipe cet automne et hiver et il faut croire que nous avons tous envie de poursuivre notre agréable collaboration.

J’ai aussi envie de travailler à fond un dossier qui m’intéresse beaucoup, personnellement et professionnellement: la ville intelligente. J’aurai l’occasion de développer la stratégie des communications numériques du projet et de collaborer avec des partenaires stimulants, tant à l’interne qu’à l’externe.

Je garde ma maison à la campagne, mais me prends un pied-à-terre à Montréal. J’en profiterai pour me baigner à nouveau dans cette ville que j’aime tant et qui n’a jamais été loin de mon cœur. Avis aux intéressés: j’ai l’intention de dévorer tous les mets exotiques et la culture qu’on ne trouve pas à chaque coin de rue à Sainte-Adèle. À chaque région, ses plaisirs.

Vous m’avez manqué, chers amis. Profitons-en pour renouer connaissance lors d’un prochain 5 à 7 ou en tête à tête.

Nouvelle réalité, nouvelle culture, nouveaux défis. Bref, c’est un nouveau monde qui s’ouvre à moi. Et comme j’aime bien les nouveaux mondes …

Michelle tient iPhone

 

Dévoilement d’étude : les journalistes québécois et les réseaux sociaux

 

2015-01-27 16-03-42

Joignez-vous à moi demain soir, sur place ou en webdiffusion, dans le cadre de la Soirée des grands communicateurs, événement organisé par La Toile des communicateurs. Je dévoilerai les résultats préliminaires d’un sondage effectué auprès de journalistes québécois quant à leur utilisation et l’impact des médias et réseaux sociaux.

La conférence a lieu dans les locaux de la TÉLUQ à Montréal, près du Métro Rosemont.

Inscription

Coût : 10$

On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ce texte.

On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ce texte. Raif Badawi, lui, a été condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans prison pour avoir blogué. Badawi est emprisonné en Arabie saoudite depuis le 17 juin 2012 pour ses propos. Le jour de mon anniversaire. Je suis née libre dans un pays démocratique. Raif Badawi, lui, est moins chanceux. J’y tiens à cette liberté et à cette démocratie. C’est donc avec une pensée pour celui qui subira une deuxième séance de 50 coups de fouet que j’écris ce billet.

raifbadawi

Je suis spécialiste des médias sociaux et je gagne ma vie à conseiller les entreprises qui veulent … ou qui se sentent obligées … de bloguer ou d’ouvrir des pages Facebook et des comptes Twitter pour rejoindre leurs publics cibles.

Mais je suis surtout passionnée des médias sociaux pour tout ça peut impliquer pour la société et pour la démocratie. Ces outils nous offrent des possibilités d’échanges et une portée des propos qui étaient inimaginables il y a à peine quelques années. Certains s’en servent pour le bien. D’autre pour le mal. Il s’agit d’une réalité très humaine. L’outil en est pour rien; c’est à nous d’assumer nos choix.

Comment choisissons-nous de profiter de ces tribunes? Quels messages souhaitons-nous véhiculer?

Si je blogue moins souvent depuis quelques mois, c’est que je passe beaucoup de temps à accompagner des entreprises vers une plus grande ouverture envers la communication bidirectionnelle que représentent les réseaux sociaux. Parmi celles-ci, des entreprises minières et leurs regroupements. Comment la petite-fille d’un mineur dont la famille tremblait à chaque fois que la Mine Noranda sonnait l’alarme et qui est plutôt Greenpeace réussit à travailler avec des entreprises qui n’ont pas toujours pattes blanches? En refusant de faire du spin et en croyant que vaut mieux amener ces entreprises sur la place publique où ils feront face aux questions du public que de courir la chance que d’autres que moi les encouragent à tourner le dos au dialogue. Car chacun a le droit de s’exprimer, qu’on soit d’accord avec lui ou non. Nous n’avons qu’à répliquer.

Si vous croyez en la liberté d’expression, signez dès maintenant la pétition d’Amnestie internationale demandant la libération de Raif Badawi. Allez encore plus loin et appuyez les OSBL comme Équitas – Centre international d’éducation aux droits humains.

La première phrase de ce billet est tirée d’une initiative lancée par Pascal Henrard et Savignac qui bloguent pour Huffington Post Québec.

 

How the Romans invented the Internet: Tom Standage and I

I may have surprised students in my first Current Trends in Digital Communications class at McGill on Thursday night by talking about the ancient Romans, but I wouldn’t have surprised anyone who knows me. My tribe gets me. And, apparently, Tom Standage is a member of that tribe.

Did you know…

Romans may have been the first to retweet?

Or that Romans specialized in sharing content with their networks?

Don’t believe me? Check out these quotes and this presentation about Tom Standage’s book Writing on the Wall.

“You say my letter has been widely published: well I don’t care. Indeed I myself allowed several people to take a copy of it.”

“I sent you on March 24 a copy of Balbus’s letter to me and of Caesar’s letter to him”

– Cicero to Atticus

Like Standage, I’ve always believed that social media has ancient roots and responds to a fundamental human need. Technology didn’t suddenly make us more sociable … we were always sociable. It didn’t create our thirst to share knowledge and connect with one another. We were always looking for that connection. It just made it easier for us to do it with a large group of people from around the world, many of whom we will never actually meet offline.

Now broadcast media? THAT’s the aberration.

So the next time someone tells you social media is for kids and is ruining civilisation, you’ll know what to answer. The Romans did it!