Michelle Sullivan Communications

Évolution du journal imprimé: La Presse Affaires Magazine

J’ai hésité un instant en apercevant la Une mon journal d’hier. J’y voyais la photo de Michael Sabia et comprenais qu’on le présentait au peuple. Par réflexe, je me suis dit que c’était étrange qu’il s’y prennent si tard. La nomination de Sabia à la tête de la Caisse date depuis le mois de mars. Depuis ce temps là, la neige a eu le temps de fondre.

Ce n’est qu’en ouvrant mon journal que j’ai compris: La Presse Affaires lancé un magazine quotidien d’une très belle facture. Même si la fréquence de publication n’a pas été annoncée, on peut s’imaginer que leurs journalistes contribueront sur une base régulière à alimenter cette revue avec des articles de fond.

Michèle Boisvert (quelle femme!). rédactrice en chef, explique:

L’économie mondiale est actuellement en plein bouleversement et le rôle d’un grand quotidien comme le nôtre est de vous aider à mieux comprendre (…) La Presse Affaires vous offre quotidiennement une couverture d’une qualité remarquable. Un magazine nous permet cependant d’aller un cran plus loin. Moins contraints par le rythme trépidant de la couverture au jour le jour, nos journalistes ont mis à profit leur talent et leur expérience pour vous présenter des sujets brûlants d’actualité, traités avec le recul qui permet la publication d’un magazine.

Voici la promotion qu’ils en ont fait sur Cyberpresse. Très simple, concis et avec la belle photo de Sabia qui nous laisse deviner la qualité de la publication.

Suis-je capable de retrouver le profil de Sabia sur Cyberpresse? Pas du tout. C’est du contenu réservé pour les abonnés et pour ceux qui achètent en kiosque. Un magazine qui restera sur la table de salon, bien après que le journal proprement dit soit passé au bac vert.

Des articles de fond.

Des douzaines de très belles photos.

Du papier glacé de bord en bord.

Et la pub: BMW, Sony, Transport Lyon,  Ingénieurs Canada, Desjardins (fois deux), Air Transat, La Fédération des producteurs du lait du Québec (pour Fromages d’ici), Swiss Air, la Banque Nationale.

Un instant. Bon là j’ai compris.

Les chefs des grands quotidiens américains se sont reunis jeudi dernier à Chicago afin d’essayer de trouver, ensemble, des solutions à la crise. Pas la crise économique. À celle qui occasionne la fermeture de journaux à travers le pays depuis quelques mois.

Ils proposeront toute une panoplie de solutions, j’en suis certaine. La Presse ne semble pas avoir attendu d’entendre leur proposition pour commencer à poser des gestes visant à assurer la survie du journal.

J’ai pris un abonnement de trois mois qui tire à sa fin vers la mi-juin. En ceci faisant, j’avais décidé de poser un geste de solidarité envers les journalistes, moi qui suis plutôt ordi.  Mais là, ils viennent de me donner une bonne raison de renouveller.

Je pense que cette fois-ci ça sera pour un an.

*****

Si le camelot n’est pas passé par chez vous hier, voici ce que vous avez manqué:

Le pouvoir de dire chou : Sophie Cousineau sur la rémunération des PDG

Se sentir à la maison jusqu’au bout du monde : Alain McKenna sur les téléphones intelligents

L’Ouragan Sabia : Maxime Bergeron nous offre un profil de 8 pages du nouveau chef de la Caisse. Avec photos d’archives. La Presse aurait attendu des semaines avant de se voir accorder une entrevue qui aurait duré 30 minutes.

Pour mieux voir la vie en vert : sur le golf, par Paul Journet

Bonbons assortis pour investir au Québec : Stéphanie Grammond sur les incitatifs du fisc

Le train du Président : Marie Tison (quelle femme!)  sur le projet TGV d’Obama suivi de La grande vitesse au petit trot sur les projets canadiens plus modestes.

Une classe à part : André Désiront. Tableau comparatif des classes économiques prémium de 8 compagnies aériennes.

Le magicien du Massif : Vincent Brousseau-Pouliot présente un profil de 4 pages de Daniel Gauthier

Audi S4 performance responsable : signé Éric Lefrançois

Des étincelles malgré la récession : profil d’entreprise (ADF) signé Martin Vallières

Le septième art en cinquième vitesse : profil de 4 pages de Denise Robert, signé Philippe Mercure

AGE Design, l’effet WOW : profil d’entreprise signé Marc Tison

Le repas d’affaires prend l’air : sur les belles terrasses de Montréal, y compris celle du Daylight Factory, là où a lieu nos événements 3e mardi Montréal. Signé Marie-Claude Lortie

Est-ce le déclin de l’empire américain? : Chronique signée Claude Picher

Vous souhaitez postuler chez Michelle Sullivan Communications?

C’est la saison des stages. Je reçois un nombre faramineux de ‘candidatures spontanées’.  Même si je ne suis pas à la recherche de personnel, j’essaie de prendre le temps de répondre à chacun. Il s’agit pour moi d’une simple question de respect.

J’ai décidé de profiter de ce magnifique forum pour tenter de me simplifier la vie en publiant une réponse typique – car les problèmes sont malheureusement récurrents.

Voici un exemple:

Montréal, le 29 mai 2009

A l’attention de la personne responsable du recrutement.

Madame, Monsieur,

Je vous soumets ma candidature spontanée pour travailler au sein de votre entreprise. Diplômé d’université en langues étrangères, je suis un candidat sérieux et rigoureux. Mes excellentes compétence linguistiques en anglais comme en français seraient un atout pour votre vous.

J’ai actuellement un permis de travail temporaire jusqu’en mai 2010, mais je souhaiterais obtenir un visa de résident permanent, ce qui signifie une implication à long terme dans votre entreprise. Je suis dynamique, et je m’adapte très facilement à un environnement de travail. Si vous souhaiter renforcer votre équipe avec un élément moteur, autonome, intelligent et capable de travailler en équipe, je suis le candidat idéal.

Je reste à votre disposition pour une entrevue, au moment que vous désirez.

Vous pouvez me contacter par courriel ou par téléphone. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

XYZ.

Ma réponse:

Merci M. XYZ,

Je vous remercie et prends quelques minutes de ma journée pour vous offrir des conseils se voulant constructifs, dans l’espoir que ça puisse vous être utile dans votre recherche d’emploi:

– Personnalisez votre lettre. Le nom de mon entreprise est ‘Michelle Sullivan Communications’. Je présume que vous m’avez trouvé grâce à mon site Internet. Si oui, vous verrez que je conjugue chaque auto-référence dans mes multiples billets de blogue au féminin. Je suis une femme. Si Mme Sullivan ne convenait pas, un simple Madame m’aurait fait comprendre que vous aviez pris la peine de connaître mon entreprise avant de me solliciter.

– Je suis la personne responsable du recrutement. Je suis aussi la présidente, la CFO, la secrétaire et la femme de ménage – je suis consultante indépendante, servant mes clients seule ou, à l’occasion, avec des collaborateurs. J’avoue que mon site ne contient pas de profil (je suppose que je pourrais/devrais en avoir un) mais il me semble qu’une petite lecture de quelques billets aurait pu vous mettre la puce à l’oreille.

– Je suis consultante en relations publiques. Vous êtes diplômé d’université en langues étrangères. J’avoue ne pas trop voir la pertinence – à vous de me dire comment vous
pouvez véritablement être un atout pour mon entreprise (la mienne, pas une entreprise générique) et à me prouver (encore une fois) que vous avez pris la peine de faire
quelques recherches sur mon entreprise avant de me solliciter.

– Attention aux coquilles – (« Si vous souhaiter ») – j’en fais à l’occasion moi même (surtout en adaptant mon texte comme vous l’avez probablement fait vous même dans ce cas
ci) et je m’en veux à chaque fois – mais vous postulez pour un emploi dans une boîte en RP en vantant vos excellentes compétences linguistiques. Malheureusement, même cette petite coquille nuit à votre image.

Je vous remercie, mais ne suis pas à la recherche d’employés. C’est probablement mieux comme ça: comme vous pouvez peut-être vous l’imaginer, celle que j’ai (c’est à dire moi) me donne déjà assez de fil à retordre 🙂

Je vous souhaite bon succès.

Michelle Sullivan

Lui, au moins, a choisi d’utiliser le ‘vous’. Je dois être vieux jeu, mais j’ai de la difficulté à accepter le tutoiement de la part de quelqu’un qui ne me connaît pas d’Adam (ou d’Eve).  Il me semble que c’est encore plus grossier par écrit. Pour moi, ça manque de classe, de respect et implique un niveau d’intimité entre professionnels qui n’existe pas encore.

Également en sa faveur: son message est concis. Ce conseil s’applique également aux étudiants qui veulent que je participe à leur étude, leur sondage ou leur projet. Je n’ai pas le temps de lire un courriel long de 1000 mots avant de comprendre ce que vous voulez de moi. Get to the point, please.

Et voilà. Avis aux intéressés: le jour où je voudrai embaucher du personnel, je m’y prendrai ainsi:

1. Je chercherai dans mon entourage. Si je vous connais, si vous avez commenté mon blogue ou échangé avec moi sur Twitter ou Facebook, vous augmentez les chances que je vous rencontre en vue de vous offrir un poste

2. Je demanderai à mon entourage de me proposer des candidats. Je serai à la recherche des gens qui s’intéressent aux mêmes choses que moi (pour l’instant ce sont les médias sociaux .. qui sait plus tard?) Si vous êtes le bijou que je recherche, vous me connaîtrez ou connaîtrez au moins les gens que je respecte

3. Vous tenez un blogue sur les RP. Si oui, je vous retrouverai éventuellement si vous n’êtes pas déjà dans mon blogroll. Vos écrits m’aideront à formuler des opinions et me motiveront peut-être à communiquer avec vous le moment venu. Votre blogue est votre carte de visite. Même chose pour votre profil Twitter etc.

4. Je vais faire une recherche Google avant de vous embaucher.

Honnêtement, chers amis, avec tout le respect que j’ai pour vous, vous perdez votre temps avec des candidatures spontanées.

MAJ: Certains me disent que j’ai été trop sévère avec M. XYZ. Au contraire, je crois avoir été plutôt gentille et serviable .. bien que directe, certainement .. avec lui. Il est évidemment intelligent, s’exprime bien et je n’ai aucun doute qu’il est, comme il dit lui même, un élément moteur, autonome (…) et capable de travailler en équipe. Bref, un excellent candidat qui a, selon moi, commis des erreurs très communs qui pourraient nuire à ses démarches. N’est-ce pas moins cruel de le lui dire que de lui tourner simplement le  dos et laisser son courriel sans réponse? Vous n’avez pas à crainde qu’il soit blessé. Sa réponse me laisse croire qu’il a bien compris que mes intentions étaient bonnes.

Backlinks exchange: fail

Email received today. I’m sorry, but this is so not cool.

The characters in this blog post are real. Their names have been changed to protect the not-so-innocent (and to not give them the satisfaction of a backlink).

How lazy .. and clueless .. can you get?

Hello, we would like to place link to your web-site at our pages in return you should place link to our web-site at your page!
Please follow instructions at page: http://XYZ.com/add/
If you need any help contact us at support.XYZ@gmail.com
 
Our site: http://XYZ.com – It is free XYZ archive with millions of ABCs.

Quand le contenant est aussi important que le contenu

Un compliment m’inspire à rédiger ce billet:

Michelle , merci bcp de tes messages ie médias sociaux. Tu contribue largement à mes nouveaux apprentissages et j’apprécie.

Par souci de discretion, je ne vous nommerai pas la personne à l’origine de ce compliment. Sachez simplement qu’au-delà de la source (et déjà c’est beaucoup) et du contenu, je suis touchée par le choix de contenant. Ce message m’a été envoyé en DM, via Twitter.

Si comme McLuhan, j’accorde une attention particulière au contenant, c’est qu’il a dans ce cas ci toute son importance.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous retrouver sur Twitter. Par nous je veux dire des professionnels en relations publiques du Québec. De plus en plus nombreux à manipuler ce nouvel outil. À explorer, à expérimenter et à s’en servir pour partager nos découvertes et opinions. Nous le faisons aussi avec les blogues, avec Facebook, avec YouTube et avec une panoplie de plateformes et d’outils.

Autrefois, j’avais le sentiment d’être seule dans le  désert. Maintenant je me sens au beau milieu d’une médina. C’est bruyant et plein de vie.

Je n’ai plus à découvrir en silo. Je ne me tourne pas obligatoirement vers les sources d’ailleurs pour alimenter ma curiosité et ma réflexion. Je m’enrichis de plus en plus de contenu généré par des professionnels d’ici.

Que ça fait du bien. J’ai toujours été une fille de ville. Bien que la campagne me plaise de temps en temps, c’est en ville que je me sens chez moi. Si vous comprenez ça, vous comprendrez ce qui m’a motivé à lancer 3e mardi | Third Tuesday Montréal. Comme la mairesse d’un village perdu dans le bois, je cherchais à attirer du monde pour qu’on bâtisse une ville ensemble.

Je me souviens du moment précis où j’ai découvert les médias sociaux. Je cherchais à me développer davantage en naviguant le Web. Je suis tombée sur un article qui m’a ouvert grand les yeux. L’article parlait de blogues. J’aimerais bien pouvoir vous faire un hyperlien vers ce fameux article, mais à vrai dire il est passé à l’oubli. Vous comprendrez qu’il n’y avait pas de delicious à l’époque …  Enfin. C’était assez pour que je commence à faire des liens. Assez pour que je commence à comprendre le potentiel qu’offraient ces nouveaux outils de communication. Assez pour me pousser à plonger dans un monde encore largement inexploré. J’ai passé beaucoup de temps à lire. À commenter, parfois. À apprivoiser ce nouveau monde.

Mes premiers liens se sont tissés avec la communauté anglophone. Normal, puisque les professionnels en RP du Québec étaient absents à l’époque (ou, du moins, invisibles). Marc Snyder n’avait pas encore lancé son blogue.

Découvrir YULBiz a été salutaire pour moi. Question de pousser l’analogie du désert et de la médina un peu plus loin, je me suis sentie comme une nomade qui avait retrouvé sa tribu après un long voyage. J’ai enfin pu boire à l’oasis.

Savoir que, maintenant, cette tribu est composée d’un nombre grandissant de professionnels de ma propre industrie me soulage, me rassure et m’encourage. Entendre dire que des gens que j’admire, comme la personne à l’origine de ce compliment, apprennent de moi, me fait plaisir, car j’ai toujours beaucoup appris d’eux. Et tant mieux si c’est le cas. Je vois ça comme un juste retour d’ascenseur. 

Mais revenons au contenant. Que la communication se fasse par Twitter, plutôt que par courriel ou par téléphone, est un signe concret que je ne serai plus jamais seule dans le désert. Les outils changeront, mais le concept a été accepté et on partira ensemble à la découverte du prochain Twitter ou du prochain Facebook. Ma tribu est sur place et m’entoure dorénavant.

Et c’est bien parfait comme ça.

Quebec PR : we’ve come a long way, Baby!

Exciting things are starting to happen in the Quebec PR landscape : it may just be the burst of energy that hits the province in the spring, but I sense that social media is finally coming into its own.

When I launched this blog nearly two and a half years ago, after experimenting with a personal blog for a few months, Marc Snyder was already an old hand at blogging and Pierre Bouchard had just beaten me to the punch by a few weeks. For some, three is more than enough, but in our case, we definitely needed to turn towards other, English language resources like Brian Solis, Inside PR and FIR to get our PR social media fix and move forward in our development.

I was pleased when others started to slowly join the original triumverate. Massey Forget launched Quebec’s first PR agency blog in June of that same year, with Sophie Labelle, Aurélie Alaume, Bernard Motulsky, UQAM’s PR Chair and AGC Communications launching in 2008.

Now that social media has gone mainstream, more and more of Quebec’s francophone PR practioners are exploring the space.  Activities such as 3e mardi | Third Tuesday Montréal, YULBiz and the SQPRP’s social media workshops help introduce Montreal-based practitioners to social media.

Lately, it seems that every week brings a new and exciting blog launch from some of our industry’s leading professionals.  Among Quebec PR practitioners who have recently entered the space are: Martine Dorval. Patrice Leroux (who promises to post regularly as of June 1st), Marie-Josée Gagnon and Serge Leclerc.

I can only hope that one day, Marc Snyder, Guy Versailles, and my wonderful mentor, Alain Charbonneau, will re-open their blogs. The content generated by these senior PR practitioners was rich and the entire community would be well served if they once again shared their thoughts with us in blog format.

As for a blog for the SQPRP, Québec’s PR association, I can only hope that it will happen one day. It would be a great way to build relationships with the existing membership, recruit new members and demonstrate the value of the association as well as the industry as a whole.

I’m thrilled. So thrilled, I wanted to blog about this in English, so the ROC can hear about how dynamic the Quebec market is becoming. It’s absolutely fantastic to be able to read and exchange with professionals from my own city, in my own language, about something as exciting to me as social media.

Félicitations à tous ceux qui se lancent dans cette belle aventure. Au plaisir de vous lire!