Michelle Sullivan Communications

Société distincte : utilisation de l’Internet par les Québécois

Entrevue Sparks (CBC), portant sur notre société distincte à l’ère de l’Internet, à ne pas manquer

Un nouveau rapport produit par le ‘Canadian Internet Project’ Charles Zamaria dévoile que les francophones du Québec sont moins présents sur Internet que les Canadiens hors Québec.

Zamaria, prof à l’Université Ryerson, dépeint la population francophone du Québec comme étant largement rurale et dit que notre province est reconnue pour la pietre qualité de son infrastructure techno, ce qui nous empêche d’avoir un déploiement adéquat de réseau à large bande.  À l’écouter, on dirait que le Québécois moyen vit avec les vaches, mais enfin.  Plus pertinent, selon moi, il explique que le langage de l’Internet étant l’anglais, les francophones ne se reconnaissent pas sur le Web.

Notre Sylvain Grand’Maison national, bloggeur (Fono) et baladodiffuseur (Le Québec en baladodiffusion), offre quelques explications:

- notre population a tendance à demeurer au Québec plutôt que d’aller vivre ailleurs, ce qui élimine la nécessité de communiquer à très grande distance;

- les coûts reliés à monter un site Web en français sont élevés, car les systèmes, qui sont en anglais à la base, doivent être traduits. De plus, les entrepreneurs en ligne se doivent d’offrir un site bilingue afin de réussir sur le marché;

- iTunes n’offre aucun film en français au Canada pour l’instant. De façon semblable, malgré sa forte popularité, aucune production télévisée diffusée dans la langue de Molière … ou de Nelligan, plutôt … n’est mise à la disponibilité des internautes québécois;

- Sur YouTube, le contenu québécois est moins visible que celui des États-Unis ou même du Canada anglais.  Selon Sylvain, ceci s’explique facilement par les chiffres: le Québec n’a tout simplement pas la population de ses voisins anglophones en Amérique du nord;

- La popularité croissante de Facebook au Québec s’explique par sa récente disponibilité en français;

- Sylvain croit que la disponibilité de contenu francophone pourrait aider à remédier à la situation.  Il mentionne TonTuyau.

Ironiquement, le site web du Canadian Internet Projet est disponible uniquement en anglais.  Bravo. Heureusement que les points saillants du rapport, eux, sont disponibles en français.  Il suffit de pouvoir naviguer le portail anglophone pour trouver le document. Si vous voulez lire le rapport au complet, par contre, il faudra consulter Altavista Babelfish, car il est disponible uniquement en anglais.

note: Contradiction entre les dires de M. Zamaria et son rapport? Ou manque de compréhension de ma part?  On dit à la page 9 du document ‘points saillants’: ‘Démographiquement, les non-usagers se trouvent en plus grand nombre au sein des communautés anglophones que des communautés francophones, ils sont plus nombreux au Québec et en Ontario que dans les autres provinces.’ Pourtant, j’ai bien lu les deux versions … et mon anglais n’est pas si pire …