Michelle Sullivan Communications

Blogue Bixi: Shirley Steinberg met du vinaigre sur la plaie

Le faux blogue À vélo citoyens! continue à faire parler de lui, en cette journée de lancement du Bixi.

Cette fois ci, c’est la prof de McGill, Shirley Steinberg, qui me déçoit. Elle se moque allégrement des internautes et fait preuve d’un mépris étonnant sur les ondes de CBC radio.

« Santa Claus at the Mall doesn’t exist! (…) Get a life! »

Mme Steinberg traite ceux qui ont le sentiment de s’être fait prendre par ce blogue fictif et de sa page Facebook de naifs, qui auraient intérêt à retrouver leur sens de l’humour.

L’animateur a terminé l’entrevue en avouant ne pas l’avoir trouvé drôle, lui. Moi non plus. Nous parlons ici d’une question de confiance brisée. De se moquer ainsi des consommateurs n’est pas à notre avantage, en tant que profession. Et je parle ici autant de la campagne de Morrow Communication que des dires de Mme Steinberg.

Mme Steinberg prétend qu’il n’existe pas de code de déontologie gérant les médias sociaux, jettant ainsi une image de cowboy sur toute une pratique.

Je pense qu’elle connaît mal les médias sociaux et l’univers des blogues. Elle ne connaît certainement pas le code de déontologie de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) qui dit:

Tout membre doit s’astreindre aux plus hautes normes d’honnêteté, d’exactitude, d’intégrité, de vérité et ne doit pas sciemment diffuser des informations qu’il sait fausses ou trompeuses. Les membres ne doivent pas soutenir de prétentions exagérées ou faire des comparaisons injustes, ni s’approprier la paternité d’idées ou de déclarations d’autrui. Tous les membres doivent éviter une conduite professionnelle ou personnelle qui jette le discrédit sur eux-mêmes, la Société ou la pratique des relations publiques

J’espère seulement que les Montréalais ne prendront pas les dires de Mme Steinberg comme étant représentatifs de la façon de penser de toute la profession des communications, ni la campagne marketing de Morrow Communications comme exemple de ce qui se fait par tous ceux qui exercent notre profession.  Mais quand nous parlons de cas sensationnels comme celui ci sur les ondes du CBC, je crains le tort que ça puisse faire à notre profession.

Je crois à la transparence et à l’intégrité. Je crois au code de déontologie de la SQPRP. Je dois être une grande naïve, moi aussi.

Sur ce, je dois vous quitter. J’ai une autre invitation à envoyer.