Michelle Sullivan Communications

Gestionnaire de communauté: est-ce pour vous?

J’ai eu le très grand plaisir de participer hier à un panel ayant pour thème Le virage Web 2.0 et l’agroalimentaire, où en sommes-nous? dans le cadre de l’Événement marketing CTAC 2010 organisée par le Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation. J’ai non seulement présenté le cas Savoura, j’ai parlé, entre autres, du rôle du gestionnaire de communauté, ce qui a suscité des questions de la part de quelques personnes manifestement intriguées par le concept.

Si, comme eux, vous cherchez à en apprendre davantage sur ce nouveau poste en communications, je vous invite à consulter les ressources suivantes:

Liste des gestionnaires de communauté publiée cette semaine par Roch Courcy.

Présentation de Nellie Brière au PodCamp Montréal 2010 (vidéo) :

Ebook publié par Kim Auclair, auquel ont contribué bon nombre de spécialistes en médias sociaux de la région de Montréal.

Quelques billets très pertinents, dont celui de Claude Malaison, de Nellie Brière, de Jolie O’Dell pour Mashable … et finalement Wikipedia en français et en anglais.

Des événements consacrés aux animateurs de communauté dont une série initiée par (nulle autre que) Nellie Brière (encore!) – qui a eu lieu au mois de septembre dernier mais, si j’ai bien compris, deviendra récurrente.

Finalement, une description de poste tirée d’une offre d’emploi annoncée au mois d’août dernier par les Producteurs laitiers du Canada :

Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sont l’organisme national qui représente les intérêts des 13 200 fermes laitières au Canada et dont l’un des mandats consiste à faire la promotion des produits laitiers canadiens. Notre service de marketing est actuellement à la recherche d’un Gestionnaire de communauté pour son bureau de Montréal. Il s’agit d’un poste contractuel.

Description du poste :

Relevant du Spécialiste web, le titulaire participera à la création et au développement de diverses communautés web des PLC en animant des discussions et en mettant de l’avant les nouveaux contenus, services et fonctionnalités. Le tout dans le but d’accroître le nombre de membres des communautés et leur niveau d’activité. Le Gestionnaire de communauté devra, notamment :

• Devenir une personnalité en ligne reconnue au nom des PLC et de ses divers programmes et marques;

• Aider les PLC à évaluer et maintenir leur réputation d’entreprise au sein des médias sociaux, ainsi que la réputation de leurs marques;

• Stimuler la participation aux communautés web des PLC, communiquer avec les membres de façon régulière et agir à titre de modérateur au besoin;

• Apporter le soutien nécessaire aux membres des communautés et le faire de façon créative et proactive.

• Recueillir les demandes et les questions provenant des médias sociaux et les transférer aux personnes appropriées chez les PLC;

• Identifier et analyser les enjeux et les tendances qui se dessinent au sein des communautés et surveiller l’évolution des besoins et des points de vue des membres, puis conseiller le personnel des PLC sur la meilleure marche à suivre;

• Collaborer avec les divers intervenants à l’interne afin d’identifier, de rédiger et de distribuer du contenu par l’entremise des médias sociaux;

• Travailler en étroite collaboration avec les équipes internes afin de développer des campagnes de communication en ligne qui appuient les objectifs d’affaires des PLC dans les médias sociaux;

• Offrir un appui efficace en matière de gestion des enjeux au sein des divers circuits de médias sociaux;

• Appuyer le développement de relations favorables avec les principaux médias en ligne, les blogueurs et les principaux intéressés;

• Demeurer à l’affût des nouveaux outils en matière de médias sociaux, des meilleures pratiques et de la façon dont les autres organisations utilisent les médias sociaux, de sorte que les PLC puissent adopter promptement ces technologies.

Qualifications requises :

• Diplôme d’études universitaires en marketing, communication, relations publiques, gestion ou autre domaine connexe;

• Deux ou trois années d’expérience en marketing en ligne, avec une expérience particulière en matière de stimulation à la participation aux médias sociaux;

• Avoir de l’expérience en analytique Web ainsi qu’avec un outil de surveillance des médias sociaux constitue un atout;

• Être un fervent utilisateur de médias sociaux, avec une très bonne connaissance des nouveaux médias;

• Posséder d’excellentes habiletés en rédaction et en révision de textes, en anglais et en français;

• Faire preuve d’un bon sens de l’organisation, d’aptitudes en planification et en gestion de projet, et avoir la capacité d’accomplir plusieurs tâches simultanément;

• Être adepte des ordinateurs et maîtriser la suite MS Office;

• Faire preuve de minutie et de curiosité et aimer apprendre;

• Être un joueur d’équipe, qui peut tout de même travailler de façon autonome.

Qu’en pensez vous? Est ce que les PLC ont visé juste dans leur affichage?

Comment aborder un blogueur – règles de base

Une présentation simple et concise de la part de Chris Brogan, qui vient de publier Trust Agents avec l’ami Julien Smith

À voir si vous vous demandez toujours par où commencer pour travailler avec les blogueurs.

(source: Bad Pitch Blog)

La VRAIE différence entre les journalistes et les blogueurs

Je suis très contente des commentaires que j’ai reçu suite à la publication de mon récent billet sur l’importance de bâtir des relations de confiance avec les blogueurs. Il y a été question, entre autre, de passion et de nouvelles mentalités.

Un nouveau billet du Bad Pitch Blog poursuit dans la même veine. Kevin Dugan présente ce qui est, selon lui, la différence fondamentale entre un journaliste et un blogeur. Il reprend un thème que j’ai développé dans les commentaires de mon billet, en réponse à Mathieu Sauvé, sur qui on peut toujours compter pour pousser la réflexion plus loin:

One of the more frequent questions asked of the Bad Pitch blog is “what’s the difference between pitching journalists and bloggers?”

We used to assume that the main difference was that pitching bloggers requires hyper-customization. And while they do, it’s deeper than this – there’s a bigger difference.

(…)

At the risk of oversimplifying, and pissing off our friends from the fourth estate (again), I’ll start out by saying…

…the difference between journalists and bloggers is paid vs. passion.

Je vous invite à lire la suite pour bien comprendre son argument et, si ce n’est pas déjà fait, à lire les commentaires de mon dernier billet.

Merci à tous ceux qui prennent le temps de réfléchir et de commenter les billets de ce blogue. Ces échanges sont précieux.

Facilitez-vous la vie: bâtissez des liens de confiance

Les miniconcombres de Savoura, vous connaissez? Pas encore? Si vous  tenez un blogue culinaire, un blogue de plein-air/sportif, un blogue portant sur l’industrie agro-alimentaire ou si vous êtes une ‘Mommy blogger’, il se peut que je communique avec vous pour vous demander d’évaluer ce nouveau produit qu’on trouve sur toutes les tablettes d’épicerie depuis quelques jours seulement.

Voici un message que je viens de recevoir d’une blogueuse influente:

Bonjour Michelle,

J’ai souri en lisant votre invitation. Les invitations de ce genre sont de
plus en plus fréquentes et je les supprime souvent rapidement. Je connais
votre crédibilité, ai reconnu votre nom, me suis donné la peine de vous
lire. 

Quelques leçons importantes à tirer de ces quelques phrases:

1. Les agences de RP/marketing du Québec se tournent de plus en plus vers les blogueurs dans l’espoir de faire connaître leurs clients et leurs produits/services/messages.

2. Les blogueurs suppriment souvent vos courriels sans même les lire.

3. Si vous n’êtes pas connu, vous êtes faits à l’os.

4. Même si vous êtes connu, vous devez quand même convaincre. Mais au moins la porte est ouverte et le dialogue est possible.

Kim Vallée, que je connais bien depuis presque trois ans, a eu la gentillesse de participer à cette campagne et de pondre un billet. En voici le résultat. Bien que Kim accepte de parler de produits qu’elle aime, elle n’est pas au service des entreprises comme Savoura. Elle se bâtit une réputation et prend très au sérieux ses responsabilités envers ses lecteurs. Si vous lui proposez un produit qui n’a aucun lien avec la mission de son blogue, vous perdez votre temps et … ce qui est encore plus important … vous lui faites perdre son temps. Nous nous connaissons. Je lis et commente régulièrement son blogue.  Kim sait que si je lui parle d’un client, c’est que je crois sincèrement qu’il y a un bon ‘fit’. Que ce que je lui propose pourrait intéresser ses lecteurs. Elle sait que je respecte son travail, ses objectifs et son lectorat.

Assurez donc la bonne gestion de votre propre réputation. Prenez le temps de bien connaître les blogueurs. Et prenez le temps de vous faire connaître. Bâtissez des liens de confiance. Tout le monde en sortira gagnant:  vous, vos clients et les blogueurs.

MAJ: Billet de Dave Fleet sur l’importance de commenter des billets. Si vous ne lisez pas déjà Dave, je vous encourage fortement à le faire. Ce jeune professionnel torontois (d’origine anglaise) est une source inestimable d’infos et de sujets de réflexion sur notre profession et les médias sociaux. Son blogue est devenu pour moi un incontournable.