Michelle Sullivan Communications

Twitter: Je sors de ma torpeur pour regarder de nouveau vers le ciel

J’adore. Des bijoux comme celui-ci se retrouvent sur Twitter.

Le printemps dernier, j’ai décidé de prendre une pause qui a, enfin, durée pas mal plus longtemps que prévu.

Le Québec n’est pas tout à fait transformé à mon goût, mais certains changements m’apaisent suffisamment pour que je revienne à mes moutons.

L’Université de Montréal m’a invité à reprendre la barre du cours REP2300, Relations avec les médias, ce que je ferai avec grand plaisir, dès le 10 janvier prochain.

J’ai apporté quelques changements à mon plan de cours et aux travaux à effectuer, mais cette cohorte aura, elle aussi, à apprivoiser Twitter.

Je donc l’intention de consacrer mes premiers billets de 2013 à ce sujet, dans l’espoir d’encourager les plus timides à s’y lancer de bon coeur. Car il y a là toute une richesse pour les professionnels en relations publiques en devenir …

Merci à mes abonnés, qui ont été très patients avec moi 😉 Au plaisir d’échanger avec vous ici et là.

– @msullivan

J’apprends de mes élèves – merci. Et merci Twitter

La beauté de lancer un mot-clic (#rep2300) dans le cadre d’un cours d’introduction aux relations de presse: non seulement on peut communiquer avec nos élèves (tous obligatoirement sur Twitter) mais on apprend d’eux,
140 caractères à la fois.

Le bijou du jour, gracieuseté de @priseilliaL, qui se doute peut-être que son prof a un faible pour l’histoire. Combinaison gagnante, alors:

Les RELATIONS PUBLIQUES commencent dès l’Antiquité

49 Av. J.-C. : JULES CESAR envoie les rapports de ses exploits guerriers dans un journal quotidien intitulé : ACTA DIURNA

1066 La 1ère infographie au monde : la Tapisserie de Bayeux relate la conquête normande de l’Angleterre

17ème siècle : Église Catholique crée la “Congrégation de la propagande” pour la “propagation” de la Foi

19ème siècle : Naissance des Relations Publiques

1807 Thomas Jefferson : Premier à utiliser le terme « Relations Publiques » dans un discours devant le congrès américain

1889 Westinghouse crée le 1er département RP pour rivaliser avec General Electrics de Thomas Edison dans la « Guerre des Courants ». VICTOIRE du courant alternatif qui s’impose comme le standard

1897 L’Annuaire des chemins de fer américains. Pour la première fois, les RP sont utilisées pour gérer la communication entre une organisation et le public. Naissance des Corporate PR

1900 « The Publicity Bureau » : la première agence de Relations Publiques

Les années 1900 – 1920 voient l’arrivée des « Grands hommes » des RP

1906 Ivy L. Lee crée le premier COMMUNIQUE DE PRESSE officiel pour aider le chemin de fer de Pensylvanie à COMMUNIQUER sur un accident ferroviaire

Son « public statement » est publié par The New York Times

Les années 20 marquent le passage d’une culture du BESOIN à une culture du DESIR

1924 Basil Clarke introduit le « British Code of Ethics » en Angleterre. Mène une campagne pour que soit inscrit « déconseillé aux nourrissons » sur le lait écrémé importé (pour le compte des producteurs de lait pasteurisé) S’oppose à l’utilisation des colorants nocifs dans les aliments en conserve pour le compte de HEINZ

1929 Krach de Wall Street Les Relations Publiques deviennent primordiales

Edward L. Bernays fait de la cigarette le symbole de la libération de la femme. il organise à NY un défilé de jolies femmes fumant « les torches de la liberté »

Il convainc l’opinion publique que la bière est une alternative saine aux alcools forts

1938 De Beers « Les diamants sont éternels » Campagne pour associer les diamants à la romance. Hausse des ventes de plus de 40%

1941 Après l’attaque sur Pearl Harbour Coca Cola persuade le Département américain de la Guerre que son soda est crucial à l’effort de guerre. Chaque homme en uniforme a une bouteille de Coca Cola pour 5 cents. Résultat : 5 milliards de bouteilles consommées pendant la guerre

1948 L’Institut des Relations Publiques est fondé

1949 « Public Relations and Publicity » de J. H. Brebner est publié. Premier livre britannique avec « Public Relations » dans son titre

Les années 50. La globalisation des RP. Les pionniers John Hill & Harold Burson

Burson crée son entreprise en 1953… En 2001 Burson-Marsteller pèse plus de 259 millions de dollars de chiffre d’affaires et compte plus de 2000 employés dans 34 pays

Les années 60 : Émergence d’organismes professionnels à travers l’Europe pour représenter les agences de RP

1969 : Le PRCA en Angleterre

1982 : ASSOREL en Italie

1988 : Le SYNTEC CONSEIL EN RELATIONS PUBLIQUES en France

1992 : ADECEC en Espagne

AUJOURD’HUI

l’ICCO : :Regroupe plus de 1 500 entreprises à travers le monde.

D’après l’ICCO, les médias sociaux et la communication digitale représentent la plus forte source de croissance pour les relations publiques.

Les années 1990 : Brian Solis, prédit qu’Internet transformera les relations publiques. Il invente le terme PR 2.0

2008 : Deirdre Breakenridge publie son livre PR 2.0. ce libre décrit comment les médias sociaux ont cimenté la nouvelle approche : la place du « public » dans les relations publics…

Un « Community manager » … ça mange quoi en hiver?

Vous ne savez toujours pas tout à fait ce qu’est un gestionnaire/animateur de communauté ou community manager?  Je vous invite à écouter l’entrevue suivante avec Nellie Brière, community manager chez ARTV. Un excellent résumé.

Je vous invite à vous abonner à la chaine d’Emmanuel Chila sur YouTube pour voir la 2e partie de cette entrevue ce vendredi.

Bon visionnement!

MAJ: La suite, maintenant disponible.

Divulgation d’intérêts à l’ère des médias sociaux: obligation éthique

Votre client lance un nouveau produit ou organise un événement. Il vous embauche (ou non) pour en faire la promotion. En tant que professionnel en relations publiques, devez-vous le dévoiler si vous mentionnez votre client et sa campagne dans votre blogue, sur Facebook, Twitter ou ailleurs? Même si les codes de déontologie qui nous gouvernent ne le dictaient pas, les standards de meilleure pratique de la blogosphère, eux, l’exigent.

Est-ce que votre blogue affiche votre déclaration d’intérêts?

Est-ce que vous l’indiquez dans vos billets lorsque vous parlez d’un client ou de sa marque?

Prenez vous la peine d’ajouter le hashtag #client (ou autre moyen de faire une divulgation) lorsque vous envoyez un mot à votre réseau Twitter?

Non? Il arrive qu’on oublie de le faire. L’erreur est humaine, après tout. Si on travaille en agence — surtout pour une multinationale comme Hill & Knowlton (HKDP) — il se peut qu’on parle d’un client sans même le savoir. Mais si vous ne faites pas de divulgations d’intérêt de façon systématique — si vous n’aviez même pas songé le faire ou si le choix de ne pas le faire est conscient —  je vous invite à changer de cap pour le bien de la réputation de notre profession, et pour le bien des liens que vous tissez avec les blogueurs. Ça ne demande pas beaucoup d’effort et votre crédibilité … notre crédibilité … en dépendent.

Médias sociaux et études de cas francophones: c’est à notre tour de nous laisser parler d’amour

casestudiesonlinelogo

Tod Maffin, ancien journalist et consultant du web 2.0 me fait l’honneur de me nommer co-rédactrice de son site CaseStudiesOnline.com qui présente depuis quelques mois une série d’études de cas pour professionnels et entreprises s’intéressant aux médias sociaux. Il s’agit pour moi d’une contribution naturelle  – que ce soit en tant que conférencière ou par le truchement des 3e mardi, PodCamp, FacebookCamp ou ce blogue, j’ai longtemps cherché à faire la promotion des médias sociaux et, surtout et avant tout, des meilleures pratiques.

Le site, disponible uniquement en anglais pour le moment, deviendra peu de temps après mon arrivée une plateforme bilingue.  Je trouve particulièrement intéressante la fonctionnalité qui permet une recherche par catégorie : profil démographique, industrie, type d’entreprise ou d’organisation, région et tactique. Sachez donc, chers collègues en RP, que vous y trouverez au moins 13 études de cas qui risquent de susciter votre intérêt.

Pourquoi m’éparpiller ainsi quand je pourrais choisir de concentrer toutes mes énergies sur mon propre blogue? Parce que je veux continuer à faire rayonner nos professionnels québécois et mettre en valeur leurs bons coups, en plus de partager avec les professionnels de notre marché les meilleures (et parfois moins bonnes) réalisations d’ailleurs.

Merci à Tod, que j’ai rencontré lors de la 2e édition de PodCasters Across Borders. Je pense que nous avons développé une belle complicité au fil des années, ayant beaucoup appris l’un de l’autre, tout comme j’ai également appris d’innombrables membres de la communauté 2.0. Leur générosité est légendaire et je tente simplement de faire ma part.

Divulgation d’intérêts: Comme vous le savez, je suis Directrice, Médias sociaux et communications numériques chez HDKP, une filiale de Hill & Knowlton, qui compte 74 79 bureaux dans 42 44 pays. Vous pouvez donc vous imaginer le nombre faramineux de clients (et de compétiteurs de clients) que compte Hill & Knowlton à travers le monde, pour ne pas parler de ceux des agences WPP, dont Hill & Knowlton fait partie. C’est certain que je vais présenter des études de cas de HKDP/Hill & Knowlton/WPP à l’occasion et parfois même sans le savoir, mais j’adhère aussi aux codes de déontologie de la SQPRP et de Hill & Knowlton, et ferai donc les recherches nécessaires dans le but de faire une divulgation complète lorsque ce sera le cas. Je n’y arriverai pas toujours, mais ce ne sera pas pour des raisons de mauvaise foi.  J’invite bien sur tous mes collègues et compétiteurs à me soumettre leurs études de cas pour considération. Si je sollicite activement ces mêmes collègues et compétiteurs afin qu’ils présentent leurs dossiers au 3e mardi et à PodCamp Montréal, c’est que je considère qu’il est à notre avantage commun de discuter les uns avec les autres et de valoriser les meilleures pratiques en matière de web 2.0.

Jeune, je partageais mes jouets dans le carré de sable, et, moins jeune, je partage ce jouet avec vous. N’hésitez donc surtout  pas.

(MAJ) Mon premier billet – Yer man Tayto’s on top again, Ireland: a crispy case study