Michelle Sullivan Communications

Mira … dors

Ok. Le titre de ce billet est probablement injuste. À vrai dire, j’ai raté les 15 premières minutes de l’émission, du à une installation de système d’alame dans ma nouvelle demeure à Sainte-Agathe qui a pris 11 heures (!) … et malgré une interprétation libérale des limites de vitesse sur la 15 en route vers Montréal (Cogeco débarque seulement demain).

Je suis arrivée à la fin de scène Labbé/Bussières au Presse Café de la rue McGill.

Tout ça pour dire que malgré le fait d’avoir suivi un peu plus de la moitié de Mirador,  je devrai attendre la semaine prochaine (ou l’autre d’après) avant de commenter plus en profondeur cette nouvelle série diffusée par Radio-Canada. 

Entre vous et moi .. premières impressions? J’avoue avoir trouvé un peu (beaucoup?) ennuyant. Peut-être parce que je suis arrivée un peu tard dans l’intrigue et parce que je m’intéressais plus à l’image véhiculée que le reste. Comme je dis, le titre de mon billet est probablement injuste, vu les circonstances. Et d’ailleurs, règle générale, les émissions s’améliorent généralement avec le temps, la première étant souvent la pire.

Pour le reste, je vais attendre de voir une émission complète avant de parler de la façon qu’on y traite notre industrie.

Mais vous? Vous, pros en RP, qui étiez rivés devant votre télé, qu’en avez vous pensés? Voici ce qu’on en dit sur Twitter.

Une année de premières: Mirador et Sainte-Agathe

Contrairement à ce que je vous ai déjà dit, je ne serai pas en mesure de réunir les pros en RP le soir de la première de Mirador, car je serai en plein déménagement.

De plus, un recherchiste de l’équipe de Christiane Charette m’a invité à participer à un panel le matin du 6 janvier pour discuter de Mirador et les relations publiques,  mais je serai à l’extérieur de Montréal cette journée là.

Deux émissions à suivre ensemble, à distance, alors.

Je profite de l’occasion pour vous annoncer que je partagerai dorénavant mon temps entre Montréal et Sainte-Agathe-des-Monts, ce charmant village dans les Laurentides. Au lieu d’avoir seulement pignon sur rue, j’aurai également pignon sur lac. Un gros changement pour une fille de ville, mais j’ai bien hâte de me retrouver, entourée d’arbres, les deux pieds dans l’eau du Lac des Sables. C’est officiel. Il me faudra un iPhone iPod. Manipuler un laptop en canot ne doit pas être chose facile …

Soyez assurés que vous continuerez quand même à me croiser lors des soirées du 3e mardi, YULBiz et YULBlog. La plage, ça a ses limites, quand même 😉

2010 s’annonce comme étant une année de grands changements. Je vous souhaite, à vous et à vos proches, une année remplie de joie, de santé et de succès.

Facebook, pour mobiliser le monde

Mary McGuire, vous connaissez? Moi non plus, avant aujourd’hui. Il semble que cette gentille dame sert le café aux employés de Radio Canada depuis des lunes. Après 36 ans de service, son employeur avait décidé de ne pas renouveler son contrat.

Consternation générale. Hier, vers 11h, Véronique Trudeau a ouvert un groupe Facebook auquel se sont joints 599 adeptes. Le babillard s’est rapidement rempli de messages d’appui et d’anecdotes. On y affiche l’adresse courriel de l’employeur. On tient les membres au courant de l’évolution du dossier.

Une pétition est également lancée: des centaines de signatures en une seule journée, selon Rue Frontenac.

Résultat heureux: l’employeur fait preuve d’écoute. Mme McGuire conserve son emploi.

Le journaliste Philippe Schnobb a filmé la réaction de Mme McGuire avec son iPhone, vidéo qu’on retrouve sur Facebook et, dit-on, sur YouTube.

Que demander de mieux d’une stratégie de communication? Parfaite alliance de méthodes traditionnelles et du web 2.0.

Belle campagne de lobbying … de relations publiques, quoi … lancée par les employés de Radio-Canada. Je leur lève haut mon chapeau. Initiative digne d’un grand cabinet de relations publiques 😉

Joyeuses fêtes, Mary.

L’image des relations publiques: Mirador

Je m’aperçois qu’en dehors de mon cercle professionnel, mes amis et les membres de ma famille ont parfois de la difficulté à comprendre mon métier. Pendant longtemps, ma mère me croyait adjointe administrative, puisque le travail que je lui décrivais — la rédaction, la communication avec les médias — tombait aux secrétaires à son époque. Bien qu’elle saisisse mieux maintenant, je sais qu’il ne s’agit pas d’une compréhension parfaite. Elle m’a dit, justement l’autre jour: ‘Il faudra qu’on s’assoit ensemble un jour pour que tu m’expliques exactement ce que tu fais.’

Avons-nous trop longtemps cultivé notre image d’Éminence Grise? J’en suis peut-être la première coupable. C’était, après tout, le titre de ce blogue, autrefois. Plus maintenant, vous remarquerez.

Pas surprenant, peut-être, que notre profession suscite assez d’intérêt dans certains cercles pour que Radio-Canada investisse dans la création de l’émission Mirador qui sera diffusé dès le 6 janvier prochain.

Depuis, on a droit aux commentaires dénigrants de journalistes comme Hormier-Roy et de Dumas, entre autres, qui semblent nous percevoir comme des acteurs néfastes. On me dit que la relation entre journalistes et relationnistes n’est pas toujours facile. Et pourtant, pour ma part, ça va plutôt bien.  Je reçois régulièrement des compliments de journalistes très crédibles qui semblent apprécier mon efficacité et me considèrent une personne ressource. Qui semblent apprécier que je leur facilite la vie en leur obtenant les réponses à leurs questions et un accès aux porte paroles d’entreprises. Toujours plaisant d’être apprécié, mais je vois ça comme faisant partie intégrante de mon métier. Et je sais ne pas être seule.

Intéressant, donc, de suivre Daniel Thibault dans le blogosphère. Coauteur de Mirador, M. Thibault semble bien avoir maitrisé Google Alerts, car il commente régulièrement les billets de blogue traitant l’émission, comme celui-ci signé Epicure, dans le blogue culturel Burp:

(…) Donc, un synopsis qui promet, de bons acteurs à l’écran, sauf que. Eh oui, malheureusement, sauf que… Même si un seul épisode ne peut faire foi de toute une saison, j’ai été déçue par ce premier contact avec Mirador. Comme on doit ficeler toute une intrigue dans une émission qui fait environ 50 minutes, on tourne les coins plutôt ronds et la trame du récit devient quasiment trop simple pour être crédible. Quant aux personnages, on semble avoir un peu trop souligné en caractère bien gras, les travers de l’équipe qui gravite dans les bureaux de Mirador. (…)

M. Thibault répond en défendant sa série, en expliquant l’impact des coupures budgétaires etc. Il finit son commentaire en disant:

Bon, j’arrête avant que ça ressemble à une tentative de spinner le blogueur…

Possible que M. Thibault se soit rendu compte qu’il fait un travail de communication en intervenant ainsi auprès du public … et que c’est possible de le faire sans tomber dans ce fameux ‘spin’ qui semble vouloir être au centre de l’intrigue de Mirador?

Pas besoin de spinner pour tenter de mettre le public de notre bord. On n’a qu’à présenter les faits. Et voilà, M. Thibault. Voilà ma réalité quotidienne. Voilà le travail du relationniste.

Je sens que je vais effectivement m’asseoir avec ma mère, le lendemain de la diffusion de Mirador. Qu’on va rire, ensemble, des clichés et caricatures. Qu’elle comprendra que sa fille ne se transforme pas en monstre manipulateur au boulot.  Que, contrairement au personnage principal de Mirador, je dors très bien sur mes deux oreilles, sachant que le service que je rends à mes clients et au public est louable. Je suis fière de ce que je fais dans la vie et suis satisfaite des choix que je fais en conseillant mes clients, et en exerçant mon métier conformément à un code de déontologie qui exige l’honnêteté et la rigueur. Voilà.

Comme j’ai dit l’autre jour à Nathaëlle Morissette de La Presse, malgré tout ce que je lis au sujet de Mirador,  je garde l’esprit ouvert. Disons qu’à la lecture de billets de blogueurs ayant eu un avant-goût de l’émission, je suis rassurée que le public saura faire la part des choses. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’aurait pas intérêt, en tant qu’industrie, à mieux représenter le travail qu’on fait, question d’équilibrer. On s’en reparlera après le 6 janvier.

MAJ: L’article de Mme Morissette a été publié dans La Presse ce matin.

Agrément en relations publiques

J’ai un respect énorme pour grand nombre de mes pairs, mais j’éprouve une admiration sans bornes pour Guy Versailles, et ce pour plusieurs raisons, y compris son grand dévouement envers notre profession et son insistance sur l’application des meilleurs pratiques. 

Je réponds donc avec plaisir à son appel à tous en publiant son texte dans ce blogue afin de faire promotion du programme d’agrément en relations publiques de la SQPRP. Le jour où je me déciderai de redevenir membre de cette association je déposerai certainement ma candidature tellement je  suis convaincue de l’importance de l’initiative.

Sans plus tarder, alors, je vous présente le message de Guy Versailles:

L’agrément a davantage à voir avec qui nous sommes comme professionnels que comment nous faisons notre métier. On se demande souvent si les relations publiques sont un métier ou une profession. Elles peuvent être l’un ou l’autre, selon ce que l’on choisit, et les deux choix sont parfaitement honorables.

Mais le choix d’envisager les relations publiques comme une profession entraîne des exigences accrues. Il ne suffit plus de bien faire le travail qu’on nous demande de faire.

* Premièrement, il faut arrêter de penser «communication» et commencer à penser «relations publiques». Ce n’est pas la même chose.
* Deuxièmement, il faut franchir définitivement l’espace mental qui sépare la réalisation de produits ou de projets de celui qui caractérise la planification et la stratégie.
* Troisièmement, comme pour tous les professionnels, il nous faut prendre conscience de notre éthique professionnelle. Celle-ci repose sur une conception très claire de l’utilité des relations publiques dans la société et de nos responsabilités personnelles face à l’intérêt public et à notre profession, aussi bien que face à nos clients et à nous-mêmes.

Les personnes qui ont réussi l’agrément peuvent en témoigner : ces trois aspects font toute la différence dans la manière non seulement de pratiquer les relations publiques, mais de nous définir nous-mêmes. L’agrément nous change de l’intérieur, nous fait progresser, nous situe dans le monde, clarifie notre rôle dans la société et par le fait même renforce notre confiance et notre efficacité. 

L’agrément nos concerne tous, même les jeunes, même les étudiants. Parce que c’est une étape importante d’un cheminement de carrière. Parce que plus le nombre de membres agréés augmente, plus les professionnels en relations publiques seront forts collectivement. Et plus leurs employeurs et leurs clients les prendront au sérieux.

Si vous avez un minimum de 5 années d’expérience de travail en relations publiques, peu importe que ce soit en agence, en entreprise, au gouvernement ou dans tout autre organisme, vous êtes admissibles à l’agrément.

Si vous êtes intéressés à vivre une expérience de groupe très enrichissante.

Si vous voulez vous mériter une certification reconnue internationalement comme un standard d’excellence en relations publiques, qui vous permettra de communiquer avec un langage commun avec vos vis-à-vis de tous les
continents,

Et si vous avez tout simplement envie de devenirs meilleurs dans ce que vous faites,

Vous avez jusqu’au premier décembre pour compléter votre demande d’inscription à l’agrément. Ça se fait une fois par année et c’est maintenant. Le processus d’inscription n’est pas compliqué mais il demande un peu de temps, alors n’attendez pas. Renseignez-vous via le site web de la Société canadienne des relations publiques ou écrivez-moi :

versailles@versaillescom.com

Date limite : premier décembre. N’attendez pas.

 Dans un deuxième petit message, Guy apporte quelques précisions:

Il est important pour la Société québécoise des professionnels en relations publiques de former le plus grand nombre possible de nos membres aux aspects professionnels des relations publiques. Je demande l’aide de tout le monde pour repérer les candidats et candidates prêts pour cette étape et pour les encourager à s’y inscrire. Comme vous le savez, nous soutenons les candidats à travers un processus de soutien que je coordonne. Les candidats et candidates ont aussi besoin de mentors pour les soutenir. Il suffit parfois de bien peu de chose, un téléphone, une rencontre.