Michelle Sullivan Communications

Chris Anderson saute une coche : à l’abris, collègues!

Aie, aie. Les drapeaux de notre industrie tombent en berne quand un blogueur influent, qui est également rédacteur en chef d’une revue d’envergure s’attaque à la profession des relations publiques… ou du moins à certains de ses pratiques et practiciens.

Chris Anderson, qui était récemment de passage à Montréal dans le cadre des conférences Infopresse, se dit loin d’être impressionné par la quantité de pourriels qu’il reçoit de la part de professionnels en relations publiques qui ciblent mal et qui lui acheminent des communiqués pas rapport.

J’ai bien peur que pour la centaine de relationnistes qui se voient mis à l’Index infernal de M. Anderson, le Long Tail sera effectivement très, très long.

C’est certain que j’aurais préféré que M. Anderson adopte l’approche plus délicate prônée par Tod Maffin, journaliste du CBC qui prend le temps de corriger ceux qui ciblent mal, explications à l’appui, mais j’avoue que ça doit exiger une patience d’ange.

Le billet en question, ici.

Et, pour vous consoler (car il faut rire pour ne pas pleurer), vous êtes en bonne compagnie, chers collègues bannis, car d’autres illustres ont déjà été mis à un Index encore plus influent que celui de M. Anderson :

Le principe d’une liste de livres interdits a été adopté au concile de Latran en 1515, puis confirmé par le concile de Trente en 1546. La première édition de l’Index (Index Librorum Prohibitorum) date de 1557 publiée par le pape Paul IV. La 32ème édition, publiée en 1948 comporte 4000 titres. L’Index est supprimé en 1966 (1963 selon Pena-Ruiz).

Par ordre chronologique, voici une liste d’auteurs francophones ayant eu l’insigne privilège d’être mis à l’Index. (oc = oeuvres complètes) :

Rabelais (oc), Montaigne (Essais), Descartes (Méditations Métaphysiques et 6 autres livres, 1948), La Fontaine (Contes et Nouvelles), Pascal (Pensées), Montesquieu (Lettres Persanes, 1948), Voltaire (Lettres philosophiques ; Histoire des croisades ; Cantiques des Cantiques), Rousseau (Du Contrat Social ; La Nouvelle Héloïse), Diderot (oc, Encyclopédie), Helvétius (De l’Esprit ; De l’homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation)Casanova (Mémoires), Sade (Justine, Juliette), Mme De Staël (Corinne ou l’Italie), Stendhal (Le Rouge et le noir), Balzac (oc), Hugo (Notre Dame de Paris ; Les Misérables jusqu’en 1959), Flaubert (Mme Bovary)*

… et j’en passe.

Consolez-vous : vous pourrez vous racheter en utilisant une nouvelle adresse courriel afin de faire votre méa culpa.

*source : Bibliothèque de l’atheisme

La rentrée

Bon, c’est officiel! Malgré les températures records et l’humidité, c’est la rentrée. Les clients me le disent, mes collègues me le disent. Il faudrait maintenant que mon corps le comprenne. Je suis toujours dans le beat relaxe qui est propre à Vancouver, mais j’en sors, tranquillement. Il le faut bien, un jour.

Une fin de semaine de travail avec bon mélange de plaisir en perspective. Quelle joie retrouver les amis autour d’une table lors de ces dernières belles soirées d’été, dans le jardin chez nous!

Tel qu’espéré, je ressens les vibrations de plus en plus frénétiques des médias sociaux à Montréal depuis mon retour. On en parle plus fréquemment qu’il y a même 3-4 mois. Les collègues m’approchent pour se renseigner. Même ceux qui, il y a de ça quelques mois seulement, étaient sur leurs gardes face à tout ce qui ressemblait à blogue/podcast/Facebook/ Twitter et al. ne semblent plus nier l’influence grandissante du phénomène et cherchent à en savoir plus.

On me solicite maintenant en tant que conférencière. Super, ça.

En parlant de conférenciers, Infopresse en fait venir un grand. Chris Anderson, auteur de l’incontournable The Long Tail, sera à Montréal le 9 octobre prochain.

Détails ici. Si vous avez les sous, ça vaut la peine.

Geek Dinner, Mitch Joel? On ne peut faire autrement que se croiser les doigts. Et merci d’avance, en passant, pour celui pour Tod Maffin – ça devrait être génial.