Michelle Sullivan Communications

Twitter imposters: when it’s better to laugh than to cry

The Montreal twitterverse is all a-buzz this morning. It would seem that Michelle Blanc‘s better half, ‘Bibitte’ as she is nicknamed, has had her identity usurped on Twitter. Which is a little odd, given that she is a discreet person, who, granted, shows up on occasion as a mention in Michelle’s blog, Facebook page and twitter stream. I guess that a mythical aura is developing around her, which must be odd, to say the least.  She has responded by parking her identity on her own Twitter account, and, thanks to validation by Michelle, already has more followers than the fake ‘Bibitte’.

Which reminds me of a hilarious Wire Tap I heard recently. Jonathan Goldstein hunts down and confronts his Twitter imposter.

So I dedicate this blog post to the charming (and real) Bibitte. Enjoy the listen.

Last week on WireTap: My Imposter.

Blogue Bixi: Shirley Steinberg met du vinaigre sur la plaie

Le faux blogue À vélo citoyens! continue à faire parler de lui, en cette journée de lancement du Bixi.

Cette fois ci, c’est la prof de McGill, Shirley Steinberg, qui me déçoit. Elle se moque allégrement des internautes et fait preuve d’un mépris étonnant sur les ondes de CBC radio.

« Santa Claus at the Mall doesn’t exist! (…) Get a life! »

Mme Steinberg traite ceux qui ont le sentiment de s’être fait prendre par ce blogue fictif et de sa page Facebook de naifs, qui auraient intérêt à retrouver leur sens de l’humour.

L’animateur a terminé l’entrevue en avouant ne pas l’avoir trouvé drôle, lui. Moi non plus. Nous parlons ici d’une question de confiance brisée. De se moquer ainsi des consommateurs n’est pas à notre avantage, en tant que profession. Et je parle ici autant de la campagne de Morrow Communication que des dires de Mme Steinberg.

Mme Steinberg prétend qu’il n’existe pas de code de déontologie gérant les médias sociaux, jettant ainsi une image de cowboy sur toute une pratique.

Je pense qu’elle connaît mal les médias sociaux et l’univers des blogues. Elle ne connaît certainement pas le code de déontologie de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) qui dit:

Tout membre doit s’astreindre aux plus hautes normes d’honnêteté, d’exactitude, d’intégrité, de vérité et ne doit pas sciemment diffuser des informations qu’il sait fausses ou trompeuses. Les membres ne doivent pas soutenir de prétentions exagérées ou faire des comparaisons injustes, ni s’approprier la paternité d’idées ou de déclarations d’autrui. Tous les membres doivent éviter une conduite professionnelle ou personnelle qui jette le discrédit sur eux-mêmes, la Société ou la pratique des relations publiques

J’espère seulement que les Montréalais ne prendront pas les dires de Mme Steinberg comme étant représentatifs de la façon de penser de toute la profession des communications, ni la campagne marketing de Morrow Communications comme exemple de ce qui se fait par tous ceux qui exercent notre profession.  Mais quand nous parlons de cas sensationnels comme celui ci sur les ondes du CBC, je crains le tort que ça puisse faire à notre profession.

Je crois à la transparence et à l’intégrité. Je crois au code de déontologie de la SQPRP. Je dois être une grande naïve, moi aussi.

Sur ce, je dois vous quitter. J’ai une autre invitation à envoyer.

Société distincte : utilisation de l’Internet par les Québécois

Entrevue Sparks (CBC), portant sur notre société distincte à l’ère de l’Internet, à ne pas manquer

Un nouveau rapport produit par le ‘Canadian Internet Project’ Charles Zamaria dévoile que les francophones du Québec sont moins présents sur Internet que les Canadiens hors Québec.

Zamaria, prof à l’Université Ryerson, dépeint la population francophone du Québec comme étant largement rurale et dit que notre province est reconnue pour la pietre qualité de son infrastructure techno, ce qui nous empêche d’avoir un déploiement adéquat de réseau à large bande.  À l’écouter, on dirait que le Québécois moyen vit avec les vaches, mais enfin.  Plus pertinent, selon moi, il explique que le langage de l’Internet étant l’anglais, les francophones ne se reconnaissent pas sur le Web.

Notre Sylvain Grand’Maison national, bloggeur (Fono) et baladodiffuseur (Le Québec en baladodiffusion), offre quelques explications:

– notre population a tendance à demeurer au Québec plutôt que d’aller vivre ailleurs, ce qui élimine la nécessité de communiquer à très grande distance;

– les coûts reliés à monter un site Web en français sont élevés, car les systèmes, qui sont en anglais à la base, doivent être traduits. De plus, les entrepreneurs en ligne se doivent d’offrir un site bilingue afin de réussir sur le marché;

– iTunes n’offre aucun film en français au Canada pour l’instant. De façon semblable, malgré sa forte popularité, aucune production télévisée diffusée dans la langue de Molière … ou de Nelligan, plutôt … n’est mise à la disponibilité des internautes québécois;

– Sur YouTube, le contenu québécois est moins visible que celui des États-Unis ou même du Canada anglais.  Selon Sylvain, ceci s’explique facilement par les chiffres: le Québec n’a tout simplement pas la population de ses voisins anglophones en Amérique du nord;

– La popularité croissante de Facebook au Québec s’explique par sa récente disponibilité en français;

– Sylvain croit que la disponibilité de contenu francophone pourrait aider à remédier à la situation.  Il mentionne TonTuyau.

Ironiquement, le site web du Canadian Internet Projet est disponible uniquement en anglais.  Bravo. Heureusement que les points saillants du rapport, eux, sont disponibles en français.  Il suffit de pouvoir naviguer le portail anglophone pour trouver le document. Si vous voulez lire le rapport au complet, par contre, il faudra consulter Altavista Babelfish, car il est disponible uniquement en anglais.

note: Contradiction entre les dires de M. Zamaria et son rapport? Ou manque de compréhension de ma part?  On dit à la page 9 du document ‘points saillants’: ‘Démographiquement, les non-usagers se trouvent en plus grand nombre au sein des communautés anglophones que des communautés francophones, ils sont plus nombreux au Québec et en Ontario que dans les autres provinces.’ Pourtant, j’ai bien lu les deux versions … et mon anglais n’est pas si pire …