Michelle Sullivan Communications

Tourisme 2.0: Sorel-Tracy propose ‘La meilleure job d’été au monde’

Après Tourisme Montréal et Tourisme Mauricie, voilà que Sorel-Tracy se lance dans l’aventure de la promotion touristique à la saveur 2.0 avec l’appui du journaliste techno Dominic Arpin.

Inspirée par l’initiative Best Job in the World de Queensland en Australie, la campagne La meilleure job d’été au monde invite les internautes à s’inscrire à un concours pour devenir le reporteur-blogueur qui fera connaître la région par la vaste proportion de touristes qui magasinent maintenant leurs vacances en ligne. L’heureux élu se méritera la jolie somme de 40 000$ et se verra équipé d’un Macbook Pro, d’une Canon T2i, d’une caméra vidéo et d’un iPhone.

Pour participer au concours, les internautes doivent produire une capsule vidéo et la diffuser sur YouTube. Le nombre de vues et de votes figurent parmi les critères de sélection.

Trois finalistes se déplaceront vers Sorel-Tracy et produiront une série de vidéos pendant leur séjour. Une véritable audition qui me rappelle la Course Destination-Monde.

Sorel-Tracy n’est peut-être pas aussi sexy que Queensland, mais cette campagne? Oh que oui.

Je suivrai avec grand intérêt.

L’image des relations publiques: Mirador

Je m’aperçois qu’en dehors de mon cercle professionnel, mes amis et les membres de ma famille ont parfois de la difficulté à comprendre mon métier. Pendant longtemps, ma mère me croyait adjointe administrative, puisque le travail que je lui décrivais — la rédaction, la communication avec les médias — tombait aux secrétaires à son époque. Bien qu’elle saisisse mieux maintenant, je sais qu’il ne s’agit pas d’une compréhension parfaite. Elle m’a dit, justement l’autre jour: ‘Il faudra qu’on s’assoit ensemble un jour pour que tu m’expliques exactement ce que tu fais.’

Avons-nous trop longtemps cultivé notre image d’Éminence Grise? J’en suis peut-être la première coupable. C’était, après tout, le titre de ce blogue, autrefois. Plus maintenant, vous remarquerez.

Pas surprenant, peut-être, que notre profession suscite assez d’intérêt dans certains cercles pour que Radio-Canada investisse dans la création de l’émission Mirador qui sera diffusé dès le 6 janvier prochain.

Depuis, on a droit aux commentaires dénigrants de journalistes comme Hormier-Roy et de Dumas, entre autres, qui semblent nous percevoir comme des acteurs néfastes. On me dit que la relation entre journalistes et relationnistes n’est pas toujours facile. Et pourtant, pour ma part, ça va plutôt bien.  Je reçois régulièrement des compliments de journalistes très crédibles qui semblent apprécier mon efficacité et me considèrent une personne ressource. Qui semblent apprécier que je leur facilite la vie en leur obtenant les réponses à leurs questions et un accès aux porte paroles d’entreprises. Toujours plaisant d’être apprécié, mais je vois ça comme faisant partie intégrante de mon métier. Et je sais ne pas être seule.

Intéressant, donc, de suivre Daniel Thibault dans le blogosphère. Coauteur de Mirador, M. Thibault semble bien avoir maitrisé Google Alerts, car il commente régulièrement les billets de blogue traitant l’émission, comme celui-ci signé Epicure, dans le blogue culturel Burp:

(…) Donc, un synopsis qui promet, de bons acteurs à l’écran, sauf que. Eh oui, malheureusement, sauf que… Même si un seul épisode ne peut faire foi de toute une saison, j’ai été déçue par ce premier contact avec Mirador. Comme on doit ficeler toute une intrigue dans une émission qui fait environ 50 minutes, on tourne les coins plutôt ronds et la trame du récit devient quasiment trop simple pour être crédible. Quant aux personnages, on semble avoir un peu trop souligné en caractère bien gras, les travers de l’équipe qui gravite dans les bureaux de Mirador. (…)

M. Thibault répond en défendant sa série, en expliquant l’impact des coupures budgétaires etc. Il finit son commentaire en disant:

Bon, j’arrête avant que ça ressemble à une tentative de spinner le blogueur…

Possible que M. Thibault se soit rendu compte qu’il fait un travail de communication en intervenant ainsi auprès du public … et que c’est possible de le faire sans tomber dans ce fameux ‘spin’ qui semble vouloir être au centre de l’intrigue de Mirador?

Pas besoin de spinner pour tenter de mettre le public de notre bord. On n’a qu’à présenter les faits. Et voilà, M. Thibault. Voilà ma réalité quotidienne. Voilà le travail du relationniste.

Je sens que je vais effectivement m’asseoir avec ma mère, le lendemain de la diffusion de Mirador. Qu’on va rire, ensemble, des clichés et caricatures. Qu’elle comprendra que sa fille ne se transforme pas en monstre manipulateur au boulot.  Que, contrairement au personnage principal de Mirador, je dors très bien sur mes deux oreilles, sachant que le service que je rends à mes clients et au public est louable. Je suis fière de ce que je fais dans la vie et suis satisfaite des choix que je fais en conseillant mes clients, et en exerçant mon métier conformément à un code de déontologie qui exige l’honnêteté et la rigueur. Voilà.

Comme j’ai dit l’autre jour à Nathaëlle Morissette de La Presse, malgré tout ce que je lis au sujet de Mirador,  je garde l’esprit ouvert. Disons qu’à la lecture de billets de blogueurs ayant eu un avant-goût de l’émission, je suis rassurée que le public saura faire la part des choses. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’aurait pas intérêt, en tant qu’industrie, à mieux représenter le travail qu’on fait, question d’équilibrer. On s’en reparlera après le 6 janvier.

MAJ: L’article de Mme Morissette a été publié dans La Presse ce matin.

PodCamp Montréal: panel ‘Top blogueur’

Ils bloguent. Avec panache. Avec brio. Avec succès.

Kim Vallée, Éric Bolduc, Gabrielle Chalifoux et Cindy Laverdière, quatre blogueurs montréalais du monde du design, de la mode et des arts partageront avec vous les secrets de leur réussite. Ils dévoileront leurs stratégies, leurs objectifs, leurs démarches. Ils parleront d’accroissement de notoriété, de réseautage, de publicité et sponsorisation. Bref, ils vous expliqueront comment réussir.

Comment bloguer avec style.

Que vous vous intéressiez ou non à leur niche, si vous désirez améliorer le rendement de votre blogue … ou si vous voulez vous assurer de lancer votre projet de blogue du bon pied … ce panel est pour vous.

Osez espérer devenir, vous aussi, un Top Blogueur.

Samedi, 19 septembre, 13h30 à la salle DE-3240 de l’École de Design de l’UQAM, 1440 rue Sanguinet, Montréal, dans le cadre de PodCamp Montréal

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J’aurai le grand plaisir d’animer cette discussion, alimentée par des blogueurs que je respecte et qui m’intriguent beaucoup. Venez vous baigner dans leur monde. Au plaisir de vous y voir !

Noter : s’il vous est impossible de vous déplacer vers Montréal samedi, sachez que cette discussion fera l’objet d’une diffusion vidéo en direct. Suivez le blogue de PodCamp Montréal pour tous les détails.

Liste d’épicerie: Mitch Joel et Julien Smith

Lors de votre prochain passage à la librairie ou au site d’Amazon, procurez-vous deux livres qui vous aideront à mieux comprendre les médias sociaux et les nouveaux enjeux qui touchent le domaine de la communication.

1. Six Pixels of Separation – si le titre vous dit quelque chose, c’est que c’est également le nom du blogue et de la balado du montréalais Mitch Joel, connu aux quatre coins de la planète grâce à ceux-ci et très respecté dans le monde du marketing 2.0.  Si vous ne connaissez pas Mitch Joel, vous avez du chemin à faire. Ne vous privez plus de ses conseils précieux. Consultez son blogue, sa balado et achetez son livre aujourd’hui. Excellent pour débutants, mais je serai certaine de m’en procurer un exemplaire.

En voici un extrait:

Six Pixels of Separation is the first book of its kind to unify the concepts of Personal Branding, Digital Marketing and Entrepreneurship in a clear, fun and provocative manner. It offers a complete set of tools, tactics and insights to empower Entrepreneurs and Individuals to have a global audience and consumer base with a few clicks of the mouse, almost all of them free.

Mitch est également un des membres fondateurs des 3e mardi | Third Tuesday Montréal et sera notre invité le mardi 20 octobre prochain.
17 novembre prochain.

Disponible sur Amazon.

2. Trust Agents – le montréalais Julien Smith se joint à Chris Brogan pour nous livrer un texte dont le titre complet est Trust Agents: Using the Web to Build Influence, Improve Reputation, and Earn Trust.

Ce livre est déjà au palmarès du New York Times et ce après seulement quelques jours.

Julien était notre invité lors du 3e mardi | Third Tuesday Montréal du mois de juillet. Vous pouvez consulter nos archives vidéo pour l’entendre.

Disponible sur Amazon.

C’est d’ailleurs Julien qui est posé avec moi sur l’affiche promotionnelle de PodCamp Montréal. Nous siégons tous deux au comité organisateur depuis la première édition de l’événement. Comme quoi Julien ne fait pas les choses à moitié.

Il sera parmi les conférenciers de PodCamp. Si vous avez raté l’occasion de l’entendre au mois de juillet dernier, vous pouvez vous racheter. La date précise reste à confirmer donc suivez le blogue.

Somme toute, deux livres par trois professionnels que je respecte énormément – très impliqués dans la communauté et très généreux dans leur façon de partager leurs connaissances et réflexions sur la question des médias sociaux.

« Paid vs passion » (suite)

Pour faire suite à mon dernier billet: La VRAIE différence entre les journalistes et les blogueurs:

Comme la vie fait bien les choses, j’ai eu la chance d’écouter une bonne partie de l’émission de Christiane Charette en taxi ce matin. Son invité était Louise Cousineau, chroniqueuse télé à La Presse.

Mme Cousineau, qui n’est pas connue pour avoir la langue dans sa poche, nous a parlé d’une situation pénible qu’elle aurait vécu lorsque le patron de La Presse avait tenté de monter un dossier contre elle dans l’espoir qu’elle prenne sa retraite.

Journaliste passionnée, c’est clair. Elle parle non seulement de difficultés internes, mais également de la nécessité d’éviter les conflits d’intérêt. Pour cette raison, Mme Cousineau aurait refusé certains mandats qui aurait pu brimer sa liberté d’expression, à la radio entre autres.

La Presse a annoncé récemment que l’avenir du quotidien sera décidé dans trois mois et que, d’ici là, il faudra que les choses changent. On s’imagine que grand nombre de journalistes que nous apprécions seront encouragés à prendre leur retraite. Pouvons nous déduire que Mme Cousineau sera parmi ceux-ci? Peut-être.

Si oui, et si sa situation le permet, pourquoi ne pas envisager un blogue? Et pourquoi ne pas songer à la baladodiffusion tant qu’à y être? Indépendance garantie (avec certaines contraintes légales, bien sur), plus de ‘boss de bécosse’ comme elle les décrit et Mme Cousineau pourrait continuer à se faire plaisir tout en faisant plaisir à ses lecteurs qui seraient, j’en suis certaine, bien heureux de pouvoir continuer à suivre ses écrits sur Internet.

Non, je ne dis pas qu’on devrait demander aux journalistes de travailler sans rémunération. Loin de là. Et oui, je suis d’accord que tout homme (et femme) a bien le droit de prendre une retraite bien méritée s’il le souhaite. Mais comme la vie serait belle si les merveilleux journalistes à la retraite décidaient de plein gré de nous faire le beau cadeau de continuer à exercer leur métier de cette façon, sur une plateforme libre, gratuite et accessible.

Pour citer Marie Lauzier de Montréal :

Quelle joie de réentendre Louise Cousineau! Jamais banale, toujours captivante. SVP, ramenez-nous là régulièrement.

Bon. J’ai peut-être trouvé une solution pour les journalistes qui peuvent se permettre d’écrire par pure passion. Il faudrait maintenant en trouver pour ceux qui doivent payer leur hypothèque et élever des enfants.

Solution quelqu’un? Je ne veux pas perdre mes quotidiens …