Michelle Sullivan Communications

Le Trente - en blogue!

Le magazine Trente prend une nouvelle tangente cette semaine en lançant son blogue au Trente.ca.

Extrait du premier billet, signé Steve Proulx:

Il est toujours risqué de prédire quelle forme prendra un blogue, puisque ce sont les lecteurs qui, très souvent, l’investissent et décident de la tangente qu’il prendra. Nous souhaitons tout de même que ce blogue du journalisme devienne ce terrain neutre où peut se tenir un débat sain sur les enjeux qui touchent le métier de journaliste.

On le sait, la profession traverse une période charnière de son histoire. Elle se réinvente. Ce serait bien de s’en toucher un mot ou deux, non?

Mirador : entrevue avec Louis Choquette

Je l’avais manquée, celle là. Vous aussi peut-être, donc ça vaut, selon moi, la peine d’en parler. Mieux vaut tard que jamais.

Entrevue René Homier-Roy avec le réalisateur de Mirador, Louis Choquette, diffusée sur les ondes de Radio Canada le 14 mai dernier.

Quelques extraits:

Une allégorie ludique du monde des relations publiques, qui prend vraiment une importance fondamentale dans notre société. (LC)

Cet univers là, des relations publiques, de la manipulation de l’opinion publique en général, je pense que c’est assez important d’en parler. (LC)
Oui. (R H-R)

Ces gens là exercent un métier, j’sais pas, périleux .. pis en termes d’ethique aussi très très dangereux. Vous vous situez où, vous, vis-à-vis ça. Est-ce que vous êtes d’accord? Est-ce que vous auriez-vous fait ça dans la vie comme job, être dans les relations publiques? (R H-R)
Ben … euh .. oof .. difficilement, je crois. (LC)

Si on n’a pas une espèce de système de valeurs, si il n’y a pas une question ethique derrière tout ça, on est en droit de se poser de grandes questions. (LC)
Ben c’est sur! C’est parfois des cover-ups c’est choses là. C’est très souvent… (R H-R)
C’est très souvent. Ça peut aller jusque là. (LC)

On ne pointe personne du doigt, évidemment, ni une compagnie ni un individu (LC)
Est-ce qu’il y a des gens qui vont se reconnaître quand même? (R H-R)
Peut-être … (LC)
(rires)

La SQPRP lance officiellement son nouveau site web. Je cherche toujours le code de déontologie de l’association qui existe, je vous en assure. Il me semble qu’on pourrait le mettre en évidence, à la page d’accueil. Question de s’aider. Quand même.

Je cherche une salle avec écran géant pour la première de Mirador. J’espère que vous accepterez de vous joindre à moi, afin qu’on puisse regarder ça ensemble et en discuter sur-le-champ. À suivre.

MAJ: J’ai enfin trouvé le code de déontologie de la SQPRP sur leur site. Dans la section ‘Devenir membre’. Je me trompe peut-être, mais il me semble qu’on devrait également parler à un public externe.

MAJ: Retrouvez facilement les billets traitant la question de Mirador dans ce blogue : http://michellesullivan.ca/?s=mirador

Media 2.0 - Une nouvelle initiative voit le jour

Je me répète, je le sais. Vous devez être tannés, mais bon, voici: les médias sont en profonde mutation, à la recherche de LA solution magique qui permettra à leurs journalistes de continuer d’exercer leur métier. Une conséquence? Des initiatives comme Webdo.ca voient le jour. Webdo (comme hebdo, peut-être?) est un projet d’André Bérard “membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). “ Sur le CV de M. Bérard, on trouve Accès Laurentides: le journal indépendant.  Bérard n’est pas un nouvel arrivé sur le Web: il tenait le carnet Îlot Grignon pendant quelques mois en 2008 ainsi que  Blogue-Notes depuis février 2006, et avait même reçu une mise en demeure de la Ville de St-Adèle en novembre de la même année. On l’accusait de tenir des propos diffamatoires à l’endroit du maire, des conseillers et de l’administration municipale et prétendait qu’il exposait le maire, M. Jean-Paul Cardinal « au mépris et à la haine des citoyens de Sainte-Adèle et, globalement, de l’ensemble de la population des Laurentides. »

L’affaire s’est éventuellement calmée et voici que 2,5 ans plus tard, Webdo.ca est né:

Webdo.ca est un portail indépendant d’information locale et régionale dédié à la couverture de l’actualité laurentienne et des régions limitrophes. webdo.ca s’engage à livrer aux lecteurs de ces territoires une information pertinente et de qualité, à couvrir les initiatives régionales en matière de démocratie participative et d’implication citoyenne et de promouvoir la liberté de presse et la liberté d’expression. webdo.ca propose une approche pluraliste et rigoureuse de l’actualité régionale et encourage la diversité des médias, des contenus et des points de vue.

webdo.ca est une initiative du journaliste et éditorialiste indépendant André Bérard, membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). La crise qui bouleverse actuellement les modèles traditionnels des entreprises médiatiques pousse journalistes et éditeurs à redéfinir leur rôle, leur pratique ainsi que leur engagement envers les lecteurs. L’ambition de ce portail est de prendre part à cette «révolution tranquille de l’information» et de s’inclure dans une réflexion sur les nouveaux canaux de diffusion de l’information dans l’espace du Web 2.0. Ainsi, cette plateforme évoluera, se transformera et s’ajustera tout au long de son implantation dans le paysage médiatique régional et favorisera la coopétition plutôt que la compétition entre les médias.

 Voici la politique concernant les commentaires:

En choisissant de prendre part aux échanges dans ce site, vous vous engagez à respecter les autres participants ainsi que leur point de vue et à utiliser un langage adéquat et respectueux. webdo.ca se réserve le droit de retirer tout commentaire qui, selon le modérateur, ne respecte pas les bons usages associés à une telle tribune. webdo.ca pourra aussi, à sa discrétion, interdire les commentaires ou en approuver le contenu avant de les publier.

Les chroniqueurs: Pierre Grignon, Pierre Lafontaine et Francine Turbide.

Le modèle d’affaires? Si on se fie à ce billet publié au mois d’avril dans Blogue-notes, on espère que les annoncers des Laurentides seront nombreux à migrer vers le Web. Assez pour payer les salaires de l’éditeur, de trois chroniqueurs et d’un représentant publicitaire? Seul le temps nous le dira. Si un jour ce modèle fonctionne assez bien pour que des journalistes dans la trentaine puissent gagner leur pain suffisamment bien pour élever leurs enfants, tout en assurant une qualité journalistique selon les règles de l’art, on pourra effectivement crier hourra. D’ici là, je vais suivre webdo.ca avec intérêt.

Merci à Benoit Grenier, dont le blogue est également à lire.

Quand est-ce qu’un journaliste devient un blogueur?

Qui dit que les journalistes ne pourront bientôt plus gagner leur pain? Voilà que deux journalistes canadiennes acceptent de traverser la Canada sur le bras de la Commission canadienne du tourisme (CCT) et d’Air Canada pour nous inciter à visiter notre propre pays cette anneé. Elles publieront des billets de blogue et sont présentes sur Facebook, Twitter, Flickr et YouTube, où le profil d’une des blogueuses se dresse comme suit:

La journaliste et blogueuse francophone Carolyne Weldon présente le projet des Carnets transcanadiens en direct de Montréal.

Une initiative louable, mais quel en est l’impact pour la profession?

Certains diraient qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre: qu’un journaliste n’est plus journaliste dès qu’il accepte un mandat de ce genre.  D’autres diront peut-être que la réalité est telle que les journalistes n’ont plus le choix que de faire preuve de flexibilité pour gagner leur vie. Et que, par le fait même, nous devrons adapter notre façon de percevoir la profession.

Selon la FPJQ:

le terme “journaliste” réfère à toute personne qui exerce une fonction de journaliste pour le compte d’une entreprise de presse.

Les journalistes doivent s’abstenir d’effectuer, en dehors du journalisme, des tâches reliées aux communications: relations publiques, publicité, promotion, cours donnés à ceux qui font l’événement sur la façon de se comporter devant les médias, simulacres de conférences de presse pour préparer des porte-parole à faire face aux journalistes, etc. Ces tâches servent des intérêts particuliers et visent à transmettre un message partisan au public. Les journalistes ne peuvent pas communiquer un jour des informations partisanes et le lendemain des informations impartiales, sans susciter la confusion dans le public et jeter un doute constant sur leur crédibilité et leur intégrité.

C’est effectivement délicat, leur affaire. Je serais intéressée à savoir comment ces deux journalistes comptent jongler leurs dédoublement identitaire.

Mme Revay se décrit ainsi:

My background is in broadcast journalism (BCTV on Global, The View and Good Morning America) and public relations, so I’m into communicating. I have degree in International Relations from UBC and a Diploma in Broadcasting from BCIT.

source: http://www.nowpublic.com/victoria_revay

Pour sa part, Mme Weldon se décrit ainsi sur son site Internet:

Ms. Weldon holds a post-graduate journalism degree from Concordia University, and has published articles and photographs in Bizim Anadolu, Montreal’s Turkish community monthly, Community Contact, Montreal’s Black and Carribean bi-monthly, and the Atlanta-based Barber’s Only Magazine.

On dit que Michaëlle Jean ne pourra jamais réintégrer son rôle de journaliste, depuis qu’elle a accepté le rôle de Gouverneure Générale.  Et la blogueuse Michelle Blanc ne se voit toujours pas décerner le titre de journaliste, malgré ses efforts en ce sens. * Quel sera donc le statut de ceux qui font l’inverse? De journalistes qui acceptent d’être rémunérés pour bloguer?

Comme quoi nous entrons de plus en plus dans une zone grise.

Qu’en pensez vous?

* MAJ: Méa culpa - Michelle Blanc confirme qu’elle n’a jamais demandé une telle reconnaissance. Comme ils disent, nous regrettons l’erreur.

MAJ 2: Trouvaille intéressante: Media Bloggers Association :  a nonpartisan non-profit organization dedicated to promoting, protecting and educating its members; supporting the development of “blogging” or “citizen journalism” as a distinct form of media; and helping to extend the power of the press, with all the rights and responsibilities that entails, to every citizen.

Summer reading series - CMO’s dilemna: Can you reach the masses without mass media?

Summer’s officially here, so I’m kicking off my summer reading and listening series. I’ll be sharing links to online (and offline) social media publications, podcasts etc that I find of particular interest on a more regular basis than usual.

First off, courtesy of John Rose and Neal Zuckerman of The Boston Sonsulting Group, a white paper called The CMO’s Dilemna: can you reach the masses without mass media?

Thanks to Sébastien Provencher of Praized for the heads up on this one.