Michelle Sullivan Communications

Une année de premières: Mirador et Sainte-Agathe

Contrairement à ce que je vous ai déjà dit, je ne serai pas en mesure de réunir les pros en RP le soir de la première de Mirador, car je serai en plein déménagement.

De plus, un recherchiste de l’équipe de Christiane Charette m’a invité à participer à un panel le matin du 6 janvier pour discuter de Mirador et les relations publiques,  mais je serai à l’extérieur de Montréal cette journée là.

Deux émissions à suivre ensemble, à distance, alors.

Je profite de l’occasion pour vous annoncer que je partagerai dorénavant mon temps entre Montréal et Sainte-Agathe-des-Monts, ce charmant village dans les Laurentides. Au lieu d’avoir seulement pignon sur rue, j’aurai également pignon sur lac. Un gros changement pour une fille de ville, mais j’ai bien hâte de me retrouver, entourée d’arbres, les deux pieds dans l’eau du Lac des Sables. C’est officiel. Il me faudra un iPhone iPod. Manipuler un laptop en canot ne doit pas être chose facile …

Soyez assurés que vous continuerez quand même à me croiser lors des soirées du 3e mardi, YULBiz et YULBlog. La plage, ça a ses limites, quand même 😉

2010 s’annonce comme étant une année de grands changements. Je vous souhaite, à vous et à vos proches, une année remplie de joie, de santé et de succès.

L’image des relations publiques: Mirador

Je m’aperçois qu’en dehors de mon cercle professionnel, mes amis et les membres de ma famille ont parfois de la difficulté à comprendre mon métier. Pendant longtemps, ma mère me croyait adjointe administrative, puisque le travail que je lui décrivais — la rédaction, la communication avec les médias — tombait aux secrétaires à son époque. Bien qu’elle saisisse mieux maintenant, je sais qu’il ne s’agit pas d’une compréhension parfaite. Elle m’a dit, justement l’autre jour: ‘Il faudra qu’on s’assoit ensemble un jour pour que tu m’expliques exactement ce que tu fais.’

Avons-nous trop longtemps cultivé notre image d’Éminence Grise? J’en suis peut-être la première coupable. C’était, après tout, le titre de ce blogue, autrefois. Plus maintenant, vous remarquerez.

Pas surprenant, peut-être, que notre profession suscite assez d’intérêt dans certains cercles pour que Radio-Canada investisse dans la création de l’émission Mirador qui sera diffusé dès le 6 janvier prochain.

Depuis, on a droit aux commentaires dénigrants de journalistes comme Hormier-Roy et de Dumas, entre autres, qui semblent nous percevoir comme des acteurs néfastes. On me dit que la relation entre journalistes et relationnistes n’est pas toujours facile. Et pourtant, pour ma part, ça va plutôt bien.  Je reçois régulièrement des compliments de journalistes très crédibles qui semblent apprécier mon efficacité et me considèrent une personne ressource. Qui semblent apprécier que je leur facilite la vie en leur obtenant les réponses à leurs questions et un accès aux porte paroles d’entreprises. Toujours plaisant d’être apprécié, mais je vois ça comme faisant partie intégrante de mon métier. Et je sais ne pas être seule.

Intéressant, donc, de suivre Daniel Thibault dans le blogosphère. Coauteur de Mirador, M. Thibault semble bien avoir maitrisé Google Alerts, car il commente régulièrement les billets de blogue traitant l’émission, comme celui-ci signé Epicure, dans le blogue culturel Burp:

(…) Donc, un synopsis qui promet, de bons acteurs à l’écran, sauf que. Eh oui, malheureusement, sauf que… Même si un seul épisode ne peut faire foi de toute une saison, j’ai été déçue par ce premier contact avec Mirador. Comme on doit ficeler toute une intrigue dans une émission qui fait environ 50 minutes, on tourne les coins plutôt ronds et la trame du récit devient quasiment trop simple pour être crédible. Quant aux personnages, on semble avoir un peu trop souligné en caractère bien gras, les travers de l’équipe qui gravite dans les bureaux de Mirador. (…)

M. Thibault répond en défendant sa série, en expliquant l’impact des coupures budgétaires etc. Il finit son commentaire en disant:

Bon, j’arrête avant que ça ressemble à une tentative de spinner le blogueur…

Possible que M. Thibault se soit rendu compte qu’il fait un travail de communication en intervenant ainsi auprès du public … et que c’est possible de le faire sans tomber dans ce fameux ‘spin’ qui semble vouloir être au centre de l’intrigue de Mirador?

Pas besoin de spinner pour tenter de mettre le public de notre bord. On n’a qu’à présenter les faits. Et voilà, M. Thibault. Voilà ma réalité quotidienne. Voilà le travail du relationniste.

Je sens que je vais effectivement m’asseoir avec ma mère, le lendemain de la diffusion de Mirador. Qu’on va rire, ensemble, des clichés et caricatures. Qu’elle comprendra que sa fille ne se transforme pas en monstre manipulateur au boulot.  Que, contrairement au personnage principal de Mirador, je dors très bien sur mes deux oreilles, sachant que le service que je rends à mes clients et au public est louable. Je suis fière de ce que je fais dans la vie et suis satisfaite des choix que je fais en conseillant mes clients, et en exerçant mon métier conformément à un code de déontologie qui exige l’honnêteté et la rigueur. Voilà.

Comme j’ai dit l’autre jour à Nathaëlle Morissette de La Presse, malgré tout ce que je lis au sujet de Mirador,  je garde l’esprit ouvert. Disons qu’à la lecture de billets de blogueurs ayant eu un avant-goût de l’émission, je suis rassurée que le public saura faire la part des choses. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’aurait pas intérêt, en tant qu’industrie, à mieux représenter le travail qu’on fait, question d’équilibrer. On s’en reparlera après le 6 janvier.

MAJ: L’article de Mme Morissette a été publié dans La Presse ce matin.

Mirador : entrevue avec Louis Choquette

Je l’avais manquée, celle là. Vous aussi peut-être, donc ça vaut, selon moi, la peine d’en parler. Mieux vaut tard que jamais.

Entrevue René Homier-Roy avec le réalisateur de Mirador, Louis Choquette, diffusée sur les ondes de Radio Canada le 14 mai dernier.

Quelques extraits:

Une allégorie ludique du monde des relations publiques, qui prend vraiment une importance fondamentale dans notre société. (LC)

Cet univers là, des relations publiques, de la manipulation de l’opinion publique en général, je pense que c’est assez important d’en parler. (LC)
Oui. (R H-R)

Ces gens là exercent un métier, j’sais pas, périleux .. pis en termes d’ethique aussi très très dangereux. Vous vous situez où, vous, vis-à-vis ça. Est-ce que vous êtes d’accord? Est-ce que vous auriez-vous fait ça dans la vie comme job, être dans les relations publiques? (R H-R)
Ben … euh .. oof .. difficilement, je crois. (LC)

Si on n’a pas une espèce de système de valeurs, si il n’y a pas une question ethique derrière tout ça, on est en droit de se poser de grandes questions. (LC)
Ben c’est sur! C’est parfois des cover-ups c’est choses là. C’est très souvent… (R H-R)
C’est très souvent. Ça peut aller jusque là. (LC)

On ne pointe personne du doigt, évidemment, ni une compagnie ni un individu (LC)
Est-ce qu’il y a des gens qui vont se reconnaître quand même? (R H-R)
Peut-être … (LC)
(rires)

La SQPRP lance officiellement son nouveau site web. Je cherche toujours le code de déontologie de l’association qui existe, je vous en assure. Il me semble qu’on pourrait le mettre en évidence, à la page d’accueil. Question de s’aider. Quand même.

Je cherche une salle avec écran géant pour la première de Mirador. J’espère que vous accepterez de vous joindre à moi, afin qu’on puisse regarder ça ensemble et en discuter sur-le-champ. À suivre.

MAJ: J’ai enfin trouvé le code de déontologie de la SQPRP sur leur site. Dans la section ‘Devenir membre’. Je me trompe peut-être, mais il me semble qu’on devrait également parler à un public externe.

MAJ: Retrouvez facilement les billets traitant la question de Mirador dans ce blogue : http://michellesullivan.ca/?s=mirador

Ce soir: 3e mardi Montréal examine Bixi, Mirador, l’ethique et les meilleures pratiques

Nous sommes le 3e mardi du mois de juin. N’oubliez pas que ce soir, dès 18h au Daylight Factory, nous nous réunissons entre professionnels des RP et du marketing pour discuter d’ethique et des meilleures pratiques en médias sociaux.

Le sujet, qui a été inspiré par le cas Bixi et le dévoilement de l’émission Mirador de Radio Canada, est certainement d’actualité. Dans le fond, il s’agit d’un sujet qui devrait être au centre de nos préoccupations, peu importe l’actualité. Un beau prétexte, alors, pour se réunir et en discuter ouvertement.

Nos panélistes confirmés: Pierre Bouchard (Indico Communication), Nicolas Cossette (NVI) et Elizabeth Hirst (Hirst Communications/McGill).

Comme toujours, votre participation active est essentielle. Venez donc prendre un verre avec nous et partager vos opinions lors d’une discussion constructive entre pairs.

Mira … dors

Ok. Le titre de ce billet est probablement injuste. À vrai dire, j’ai raté les 15 premières minutes de l’émission, du à une installation de système d’alame dans ma nouvelle demeure à Sainte-Agathe qui a pris 11 heures (!) … et malgré une interprétation libérale des limites de vitesse sur la 15 en route vers Montréal (Cogeco débarque seulement demain).

Je suis arrivée à la fin de scène Labbé/Bussières au Presse Café de la rue McGill.

Tout ça pour dire que malgré le fait d’avoir suivi un peu plus de la moitié de Mirador,  je devrai attendre la semaine prochaine (ou l’autre d’après) avant de commenter plus en profondeur cette nouvelle série diffusée par Radio-Canada. 

Entre vous et moi .. premières impressions? J’avoue avoir trouvé un peu (beaucoup?) ennuyant. Peut-être parce que je suis arrivée un peu tard dans l’intrigue et parce que je m’intéressais plus à l’image véhiculée que le reste. Comme je dis, le titre de mon billet est probablement injuste, vu les circonstances. Et d’ailleurs, règle générale, les émissions s’améliorent généralement avec le temps, la première étant souvent la pire.

Pour le reste, je vais attendre de voir une émission complète avant de parler de la façon qu’on y traite notre industrie.

Mais vous? Vous, pros en RP, qui étiez rivés devant votre télé, qu’en avez vous pensés? Voici ce qu’on en dit sur Twitter.