Michelle Sullivan Communications

Entrevue Radio Canada: les médias sociaux en entreprise

J’ai eu le plaisir de rencontrer Stéphanie Kitembo de Radio Canada pour parler médias sociaux en entreprise.  Je reprends des propos déjà publiés dans les pages de ce blogue et sur rezopointzero.ca.

Je vous invite à écouter l’extrait et à commenter si le coeur vous en dit.

Petite précision: je ne peux pas dire que je m’intéresse aux médias sociaux depuis 10 ans (j’avais plutôt dit à la Mme Kitembo que les blogues existent depuis plus de dix ans maintenant), bien que je me souvienne très bien de ma découverte du blogue de la Québécoise Brigitte Gemme, la première francophone à tenir un carnet. C’était en 1995, et à l’époque on devait connaître du html pour pouvoir publier. Les choses ont bien évolué depuis, et moi aussi, d’ailleurs.

Petit velours: vous remarquerez que je partage la page web de Radio Canada avec notre trésor national, Dany Laferrière. C’est chouette, ça.

Le Trente – en blogue!

Le magazine Trente prend une nouvelle tangente cette semaine en lançant son blogue au Trente.ca.

Extrait du premier billet, signé Steve Proulx:

Il est toujours risqué de prédire quelle forme prendra un blogue, puisque ce sont les lecteurs qui, très souvent, l’investissent et décident de la tangente qu’il prendra. Nous souhaitons tout de même que ce blogue du journalisme devienne ce terrain neutre où peut se tenir un débat sain sur les enjeux qui touchent le métier de journaliste.

On le sait, la profession traverse une période charnière de son histoire. Elle se réinvente. Ce serait bien de s’en toucher un mot ou deux, non?

Newspapers adapt: The Statesman uses Twitter to cover the Fort Hood shootings

Who doubted that newspapers would find ways to adapt to the impact of social media? As I write these words, the drama in Texas is still unfolding, as local authorities search for answers as to why a soldier .. or perhaps group of soldiers .. opened fire on the Fort Hood army base this afternoon, killing 12 and wounding 31 adults. President Obama is issuing a statement.

I was alerted to this breaking story thanks to a tweet, was able to quickly subscribe to a Twitter stream set up by journalists at The Austin-American Statesman newspaper for the specific purpose of reporting on this news story and am following breaking reports in a dedicated column on TweetDeck.

Here is how news began to unfold on the @FtHoodShootings Twitter stream, beginning with the very first Tweet published:

BREAKING: Official: At least 7 are dead, 12 injured in Fort Hood’s soldier processing center: http://bit.ly/3h7WPL #FtHood 

While The Statesman doesn’t appear to have any journalists on the ground, it is reporting on official statements, including that of President Obama, as well as publishing calls for blood donations. It is tweeting as it updates its website, The Blotter, with content that goes beyond what 140 characters can support.

The use of hashtages (#FTHood) allows us to follow not only The Stateman’s stream, but the reaction of the Twitter community at large. It is being used and followed by other news outlets, such as New Jersey’s @StarLedger who are issuing calls for local angles.  Twitter is being used by credible witnesses on the ground (@prettyboyslimm) to help contribute to the evolution of the story (Twitter’s advanced search allows us to validate a Twitter user’s hometown) as they are retweeted by outlets like The Statesman. And yes, it could be co-opted by people with their own agendas, so as with anything, Twitter must be examined with a critical eye.

The Statesman goes to print 7 days a week and provides an electronic subscription-based edition. Founded as the Democratic Statesman in 1871, its circulation is 151 520 daily and 186 219 Sundays.

RIP Claude Lévi-Strauss – pourquoi les pros en RP devraient être en deuil

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Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses; c’est celui qui pose les vraies questions.

La nuit de samedi à dimanche a vu la disparition d’un des grands savants du dernier siècle, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss. Au-delà de vouloir signaler le décès de cet important intellectuel, j’en parle dans ce blogue parce que je suis de l’avis qu’une bonne connaissance des sciences sociales est d’une aide inestimable pour tout professionnel en relations publiques. Et  je ne le dis pas seulement parce que j’ai fait des études supérieures en histoire.

Je ne peux pas vous dire combien de fois ma formation m’a aidé depuis que j’exerce ce métier. À la base, mes études m’ont permis de développer une discipline et une persévérance qui me servent en recherche et en rédaction. Plus loin encore, les sciences sociales ont développé mon esprit critique et m’ont permis de mieux comprendre l’impact d’une initiative, d’un message, d’une campagne sur les publics que je cible. Grâce à ma formation, qui m’a permis de connaître les théories de grands penseurs comme Lévi-Strauss, je suis convaincue de mieux comprendre les motivations, les impératifs et les besoins des individus et des groupes.

Je connais beaucoup de professionnels en relations publiques — des personnes que je respecte énormément — qui ont plutôt été formé en littérature. Bien que je ne doute pas qu’ils écrivent avec une jolie plume, je me demande si cette formation est aussi utile que la mienne a pu l’être. Je suis peut-être injuste, ici, bien que j’ai également fait des études en littérature (mon baccalauréat était en littérature française et en histoire). Si c’est le cas, je vous invite fortement à défendre votre discipline dans la section des commentaires.

On peut passer par grand nombre de chemins pour exercer ce métier. Chacun doit certainement apporter ses avantages. Mais si vous êtes étudiant, je vous conseillerais de songer à faire votre bac en sciences sociales. Si vous n’avez pas eu cette chance, je vous inviterais à lire les textes de gens comme Lévi-Strauss, tout comme je vous encouragerais de voyager. De pouvoir se plonger dans d’autres mondes et de comprendre qu’il existe d’autres mentalités et d’autres façons de concevoir la réalité est non seulement fascinant, mais vous sera d’une grande utilité lorsque vous serez à l’étape stratégique de vos campagnes.

Lorsque j’étais à la maîtrise, un prof (Linteau, je crois .. ou Bernard peut-être) a eu la brillante idée de faire venir une experte en ressources humaines (je crois) qui nous avait dit que peu importe le métier qui nous était destiné, nos études en histoire nous seraient toujours d’une grande utilité. Les employeurs nous apprécieraient pour notre discipline et pour notre esprit ouvert mais critique. Je sentais à l’époque qu’elle avait raison. Maintenant, j’en ai la certitude.

Je ne suis d’ailleurs pas la seule à croire que les communicateurs auraient intérêt à étudier les sciences sociales. L’Université du Québec en Outaouais offre le cours suivant: COM1033 – Théorie et épistémologie de la communication. Les autres universités offrent aussi quelque chose de semblable, peut-être?

Dans l’esprit de la citation tirée de Le Cru et le Cuit (1964) qui a servi d’introduction à ce billet, je vous laisse avec cette question: Est-ce qu’une bonne connaissance de l’anthropologie, de la psychologie et/ou de l’histoire sera aussi importante pour les professionnels en relations publiques dans dix ans qu’elle peut l’être maintenant?

Pour un début de réponse, je vous invite à parcourir ce texte de Dominique Dufour, qui s’est entretenu avec Sylvain Grand’Maison au sujet d’un métier emergent qui pourrait très bien être assumé par un professionnel en relations publiques: celui de ‘l’animateur de communauté’ ou, en anglais, de ‘community gardener’.

RIP Lévi-Strauss, 1908-2009

Les médias sociaux : pas une tendance à suivre

Facebook et Twitter. Les blogues et les wikis. Les nouveautés de la toile sont reprises si fréquemment par les médias québécois que vous avez décidé de porter attention au phénomène qu’est devenu le Web 2.0. Vous vous demandez si votre entreprise ne devrait pas avoir, elle aussi, son blogue, son groupe Facebook ou son profil Twitter. Mais attention ! Gardez-vous de venir au web social parce que c’est tendance.

Je vous invite à lire la suite de mon article sur le tout beau, tout nouveau RezoPointZero.