Michelle Sullivan Communications

Facilitez-vous la vie: bâtissez des liens de confiance

Les miniconcombres de Savoura, vous connaissez? Pas encore? Si vous  tenez un blogue culinaire, un blogue de plein-air/sportif, un blogue portant sur l’industrie agro-alimentaire ou si vous êtes une ‘Mommy blogger’, il se peut que je communique avec vous pour vous demander d’évaluer ce nouveau produit qu’on trouve sur toutes les tablettes d’épicerie depuis quelques jours seulement.

Voici un message que je viens de recevoir d’une blogueuse influente:

Bonjour Michelle,

J’ai souri en lisant votre invitation. Les invitations de ce genre sont de
plus en plus fréquentes et je les supprime souvent rapidement. Je connais
votre crédibilité, ai reconnu votre nom, me suis donné la peine de vous
lire. 

Quelques leçons importantes à tirer de ces quelques phrases:

1. Les agences de RP/marketing du Québec se tournent de plus en plus vers les blogueurs dans l’espoir de faire connaître leurs clients et leurs produits/services/messages.

2. Les blogueurs suppriment souvent vos courriels sans même les lire.

3. Si vous n’êtes pas connu, vous êtes faits à l’os.

4. Même si vous êtes connu, vous devez quand même convaincre. Mais au moins la porte est ouverte et le dialogue est possible.

Kim Vallée, que je connais bien depuis presque trois ans, a eu la gentillesse de participer à cette campagne et de pondre un billet. En voici le résultat. Bien que Kim accepte de parler de produits qu’elle aime, elle n’est pas au service des entreprises comme Savoura. Elle se bâtit une réputation et prend très au sérieux ses responsabilités envers ses lecteurs. Si vous lui proposez un produit qui n’a aucun lien avec la mission de son blogue, vous perdez votre temps et … ce qui est encore plus important … vous lui faites perdre son temps. Nous nous connaissons. Je lis et commente régulièrement son blogue.  Kim sait que si je lui parle d’un client, c’est que je crois sincèrement qu’il y a un bon ‘fit’. Que ce que je lui propose pourrait intéresser ses lecteurs. Elle sait que je respecte son travail, ses objectifs et son lectorat.

Assurez donc la bonne gestion de votre propre réputation. Prenez le temps de bien connaître les blogueurs. Et prenez le temps de vous faire connaître. Bâtissez des liens de confiance. Tout le monde en sortira gagnant:  vous, vos clients et les blogueurs.

MAJ: Billet de Dave Fleet sur l’importance de commenter des billets. Si vous ne lisez pas déjà Dave, je vous encourage fortement à le faire. Ce jeune professionnel torontois (d’origine anglaise) est une source inestimable d’infos et de sujets de réflexion sur notre profession et les médias sociaux. Son blogue est devenu pour moi un incontournable.

Commentaires

  1. Sophie Labelle

    2009.09.03 @ 11:17

    Très bon billet Michelle. En agence depuis quelques mois déjà, je suis appelée à collaborer régulièrement avec des blogueurs, à leur soumettre des idées, des projets. Je me fais un devoir de personnaliser mes approches chaque fois – les stratégies varient selon les mandats, il n’y a pas de recette pré-définie. J’espère que les blogueurs sentent que je suis sincère dans mon approche et que je cherche réellement à développer une relation win-win avec eux. J’ai beaucoup de plaisir à tisser des liens dans la blogosphère (je le fais de façon personnelle), alors de le faire pour le travail… c’est un bonbon pour moi. Je ne crois pas que je sois réellement connue des blogueurs, mais je crois que je suis authentique dans mes démarche et surtout, que je suis convaincue que le produit ou le projet que je leur propose leur fera plaisir ou leur sera utile. J’ai discuté avec des blogueurs qui m’ont dit être heureux qu’on s’intéresse à eux et à leur créneau spécifique (certains sont beaucoup moins exploités). Il y a des blogues autant qu’il y a de sujets. J’ai noté beaucoup d’ouverture de la part des Mommy Bloggers québécoises par exemple. Des femmes extraordinaires qui aiment les gens et aiment échanger. Ces relations humaines m’attirent, car on bâti sur du long terme.

  2. Cindy Rivard

    2009.09.03 @ 11:55

    Prendre le temps… bâtir… long terme… des expressions qui font malheureusement peur à bien des gens dans ce monde où on ne fait que courir. Mais comme une connaissance disait dernièrement, on est tous pareil, on a tous 24 heures dans une journée. Le temps passer à bâtir sa crédibilité, à se faire connaître et à bâtir une relation s’avère rarement inutile. Et lorsque les retombées se font sentir : joie ! Bref, c’est du réseautage. Merci pour votre exemple concret !

  3. Patrice Leroux

    2009.09.03 @ 17:58

    Bonjour/Bonsoir Michelle Sullivan,

    Merci d’avoir partagé ces quelques leçons en matière de relations avec les blogueurs/euses. Quant à moi, c’est la première fois que je lis un cas aussi concret.

    Donc, vous avez abordé Kim Vallée avec un message courriel convaincant. ( J’aurais donc aimé lire le contenu de ce courriel mais bon ! Je sais que je pousserais le bouchon pédagogique un peu trop loin.)

    Si madame Vallée ne vous avait pas connue (ou reconnue) depuis quelques années, elle aurait probablement « flushé » le message.(C’est ce que je crois comprendre).

    Dans le cas où on ne connaitrait pas (très bien) la blogueuse à qui on tente de suggérer un produit. Qu’est-ce qu’on peut faire ? Écouter attentivement d’abord, puis participer éventuellement dans le but d’établir une relations de confiance. C’est un travail de longue haleine…qui nécessite quelques mois de patience sinon plus !

    Mais dans le cas où on connait bien la blogueuse, entre autres parce qu’on participe régulièrement à son blogue à titre de commentateur par exemple…

    Pourrait-on songer à lui proposer un essai des mini- concombres Savoura par l’entremise de son blogue même (c-à-d, par le biais d’un commentaire laissé à la suite d’un billet portant sur un sujet connexe ( autre produit alimentaire frais, « Quoi mettre dans la boîte à lunch des enfants », recette avec concombres, etc.). Est-ce que cela aurait été un faux pas, voire un impair majeur ?

    Peut-on imaginer justement un contexte où la façon d’aborder une blogueuse consisterait à passer par un commentaire d’un billet ?

    Est-ce une hérésie qui finirait assurément dans le bad-pitch-blog ?: http://badpitch.blogspot.com/

    Merci.

    Patrice Leroux

  4. Michelle Sullivan

    2009.09.03 @ 20:34

    Bonsoir Patrice Leroux

    On peut se tutoyer, je pense … non? 😉

    Pour être précis, le cas de Kim est exceptionnel – dans ce cas-ci je lui ai parlé de la campagne Savoura sans penser que des miniconcombres puissent l’intéresser. Mon but n’était pas de faire de pitch – c’est elle qui m’a expliqué qu’au contraire tout ce qui était mini était tendance dans le domaine du ‘art of entertaining’. Un heureux hasard, alors. La conversation a eu lieu en face à face et non par courriel. Notre conversation a pu avoir lieu parce que, justement, on se croise régulièrement dans des soirées comme YULblog, YULBiz, 3e mardi, PodCamp etc.

    Voici la question qu’il faut se poser: si vous aviez la chance de réseauter avec des journalistes – dans un bar, par exemple, ou lors d’une conférence, ne le feriez vous pas? Ça serait non seulement intéressant, d’un point de vue intellectuel, mais vous auriez l’occasion de vous faire connaître. De faire en sorte que le Journaliste XYZ prenne vos appels.

    Je fais des campagnes pan-canadiennes et je connais beaucoup de blogueurs grâce à ma participation à des conférences comme PodCamp Toronto, Third Tuesday Ottawa/Toronto/Vancouver ou Podcasters Across Borders. On parle ici d’un investissement en réseautage qui dure depuis plus de trois ans. J’y assiste pour apprendre davantage sur les médias sociaux .. les nouvelles tendances, les applications … mais aussi pour rencontrer des blogueurs et me faire connaître. Ça porte fruit et me facilite la vie. Les occasions sont nombreuses à Montréal. Il suffit d’en profiter. Ceux qui veulent avoir la vie aussi facile devraient songer à participer à PodCamp Montréal, les 19 et 20 septembre prochain, par exemple. On apprend énormément en assistant aux ateliers, mais ce sont les rencontres en coulisses qui sont les plus enrichissantes en bout de ligne. Le party du samedi soir n’est donc pas à négliger.

    Il est vrai qu’il est carrément impossible de connaître tout le monde, tout comme il serait impossible de rencontrer tous les journalistes même si on assistait aux congrès de la FPJQ année après année. Mais par la force des choses, en tenant mon blogue, en ayant une présence sur Facebook et Twitter et en m’impliquant dans la communauté, mon nom circule. Les agences en RP qui connaissent le plus grand succès en médias sociaux sont présents. Leurs employés bloguent et sont actifs au sein de la communauté.

    Pour ce qui en est des meilleures pratiques:

    Oui, il semblerait que les blogueurs flushent nos messages. Certains de mes courriels restent sans réponse et je n’insiste pas. Ça n’arrive jamais (ou très rarement disons) avec un blogueur qui me connaît – même si je cible mal (moi? jamais! 😉 il prend le temps de me répondre pour me le dire. C’est comme ça que je sais que certaines Mommy blogger se sont dotées d’une politique de ne jamais travailler avec des agences – j’en prends note et je ne les dérange plus. Je continue à lire leurs blogues et à commenter leurs billets, par contre. Non seulement (et surtout) parce que ça m’intéresse de les lire, mais parce que je sais que d’autres blogueurs qui seraient, eux, ouverts à m’écouter un jour, lisent ces mêmes commentaires. Mon nom circule.

    Personnellement, je n’aborde jamais un blogueur en commentaire – pour moi, ça serait comme m’approprier leur blogue ce qui va à l’encontre de ma philosophie personnelle. En général ça se fait par courriel. Si je ne peux pas trouver de courriel sur le blogue (ce qui arrive) je tente de voir si le blogueur est sur Twitter ou ailleurs. Parfois, il est impossible pour moi de communiquer avec un blogueur qui m’intéresse et je dois abandonner. Dommage pour moi, pour mon client et, je crois, pour le blogueur, qui aurait eu la possibilité d’évaluer un produit ou commenter une prise de position qui aurait pu intéresser ses lecteurs. Mais certains blogueurs préfèrent conserver leur anonymat et ça je crois qu’il faut le respecter.

    Un bon consultant en RP est considéré par les journalistes .. et les blogueurs .. comme étant une ressource fiable et efficace. Dans le cadre de la même campagne j’ai contacté un blogueur qui m’était cette fois ci inconnu. Il habite la région d’Ottawa/Gatineau. Donc pitch courriel qui démontrait que j’avais lu son blogue et que le fit était bon. Sa réponse? Il m’a remercié, car il avait tenté par d’autres moyens d’obtenir de l’information concernant Savoura et ses miniconcombres, et ce sans succès. Je suis donc devenue pour lui un contact utile. Situation gagnante-gagnante.

    Pour le reste, comment répondre autrement que de dire que oui, c’est vrai qu’il n’y a pas de solution magique. C’est comme tout (à part la loto). Pour connaître du succès, il faut travailler fort. Il faut s’investir.

    Et voilà. J’espère avoir répondu adéquatement à tes questions, Patrice.

    Sur ce, je m’attends à voir tous ceux qui s’intéressent à ce billet au prochain 3e mardi (le 13 septembre) ou/et au PodCamp Montréal (les 19 et 20 septembre). Au plaisir! 🙂

    M.

  5. Tweets that mention Michelle Sullivan Communications | Facilitez-vous la vie: bâtissez des liens de confiance -- Topsy.com

    2009.09.03 @ 23:18

    […] this page was mentioned by AnnieBergeron (@anniebergeron), Philippe Martin (@philippemartin), Cindy Rivard (@cindyrivard), Christian Aubry (@amicalmant), Sophie Labelle (@sophielabelle) and others. […]

  6. Patrice Leroux

    2009.09.04 @ 09:36

    Merci beaucoup Michelle de toutes ces précisions. Comme pour toute autre activité humaine, le succès repose sur le travail, la curiosité, le réseautage et l’engagement, entre autres.

    J’incite les étudiants en relations publiques à s’intéresser dès que possible au potentiel immense des médias sociaux pour la pratique professionnelle et à suivre les recommandations de Michelle concernant les relations avec les blogueurs.

    Pour ma part, je ne pourrai malheureusement pas assister au PodCamp Montréal à cause d’un conflit de dates. C’est d’autant plus dommage puisqu’il s’agit d’un champ que je connais peu (au plan technique) mais que j’apprécie de plus en plus (à titre d’auditeur).

    Mais j’assisterai avec plaisir à mon premier 3e mardi en septembre 2009.

    Cordialement,

    Patrice Leroux

  7. Matthieu Sauvé

    2009.09.04 @ 14:25

    Bonjour Michelle et les amis,

    Je ne peux pas résister à l’envie de faire un Pierre Légaré de moi-même 🙂

    Une agence qui a un produit à faire découvrir tente de cibler le plus précisément les blogueurs influents/pertinents dans l’espoir qu’ils en parlent en ligne et qu’ils puissent ainsi rejoindre leur public clble. C’est quoi la différence entre ça et les stratégies classiques de relations médias en marketing PR ? Nouveaux outils, mêmes vieilles tactiques ?

    Bon long congé !

    Matthieu Sauvé

  8. At Home with Kim Vallee

    2009.09.04 @ 20:41

    Très juste, Michelle. Tu ne pouvais savoir que je cherche toujours des façons de styliser le service des crudités lors des cocktails. C’est pourquoi c’est important tant pour le blogueur que le relationniste d’échanger dans des événements.

    Outre les relations personnelles et mes opinions sur une marque ou un type de produit, j’ajouterais que le ton et le contenu du courriel du pitch est un élément qui déterminera si je lis ou non le pitch.

    Mais lire le pitch est le premier pas. Il faut aussi que ce que vous proposez aille dans mon plan éditorial, que j’aime le produit, que j’ai envie d’en parler, que le site Web site du produit soit de bon goût, que je pense que mes lectrices vont apprécier, que je trouve un angle intéressant, etc…

  9. Michelle Sullivan

    2009.09.05 @ 10:26

    @Patrice

    Petite précision – malgré son nom, le mouvement PodCamp a évolué depuis son inception. L’événement ne traite pas uniquement la balado, mais englobe l’ensemble des médias sociaux.

    La présentation des sujets de conférence devrait se faire dans les prochains jours. Suivre sur le blogue du PodCamp au http://podcamp.org ou continuez à suivre ce blogue – je vais certainement pondre un billet le moment venu.

  10. Michelle Sullivan

    2009.09.05 @ 11:15

    @Mathieu

    Heureuse de te voir jouer l’avocat du diable, Mathieu – très important de jeter un regard critique sur toute pratique et ne pas l’adopter uniquement parce que c’est devenu tendance.

    Effectivement, certains parallèles existent entre une campagne comme celle ci et celle qui vise les journalistes. On parle de ce qu’il y a de plus basique comme intitive impliquant les médias sociaux. L’entreprise ne prend pas directement la parole, mais passe, encore une fois, par un intermédiaire. Dans ce cas ci, le blogueur. Il faut préciser, par contre, que contrairement au journaliste qui doit faire face à certaines réalités, le blogueur publie à son propre nom. Il est non seulement totalement indépendant (et donc libre) mais fait généralement partie du public qu’on cherche à cibler. Les blogueurs de scrapbooking avec qui j’ai travaillé récemment le font par intérêt personnel – par passion. Ils connaissent leur sujet et cherchent à partager leurs connaissances et à tisser des liens avec ceux qui connaissent et comprennent cette même passion. Les blogueurs ne vivent pas de leur blogue. Il s’agit peut-être d’un tremplin, mais le blogue en tant que tel, et ce malgré la pub qu’on peut parfois y trouver, ne permet pas à qui que ce soit de rêver à la Liberté 55. Pour maintenir un blogue, on doit être motivé par la passion (comme quoi, après plus de 400 billets vous comprendrez que l’évolution de notre industrie me passionne énormément).

    Si la communauté porte un regard cynique envers les initiatives de RP ou de marketing, c’est justement parce qu’ils ont tissé des liens de confiance avec les blogueurs qu’ils lisent et ce bien avant que les agences s’y mettent. Ils font confiance à ces blogueurs comme ils feraient confiance à leur beau-frère (comme dirait Michelle Blanc). En tant qu’industrie, ce ne sera que par nos actes que nous serons en mesure d’atténuer ce cynisme.

    La différence fondamentale, selon moi, en est une de mentalité. Avec l’arrivée des médias sociaux, on a le choix: on peut continuer à évoluer selon les vieilles mentalités de contrôle et de gestion d’information, ou on peut adopter un positionnement ouvert, transparent et authentique. Avouons-le. C’est fondamental comme transformation. Si on décide de maintenir nos vieilles mentalités et d’embarquer dans les médias sociaux on va se planter. Des exemples classiques comme ceux de Vichy, de WalMart et de Bixi nous le démontrent. Nous devons agir autrement. Nous devons enfin répondre aux exigences d’un public qui ne veut pas se faire manipuler et qui a maintenant la voix nécessaire pour le crier haut et fort.

    Il y a matière là pour toute une série de billets.

  11. Pierre Bouchard

    2009.09.21 @ 08:31

    Bonjour Michelle,
    J’arrive un peu tard dans cette discussion, mais comme c’est un sujet sur lequel je réfléchis présentement, je ne peux m’empêcher d’y contribuer.

    Ça fait des années que j’entends la recette sur la « bonne » approche des blogueurs. Or, ce n’était qu’une recette et jamais on m’avait cité en exemple un cas concret, ce que tu fais avec beaucoup de clarté, mais surtout en illustrant les valeurs à adopter. Une approche claire et transparente, respectueuse de la réaction des blogueurs. Tout est là, et j’en passe (inutile de répéter ce que tu as déjà écrit).

    Mathieu demande quelle est la différence entre le pitch Marketing PR et le pitch aux bloggeurs. Je reviens aux valeurs. Je sais par expérience qu’un journaliste apprécie qu’un professionnel des RP fasse une approche dans le but d’attirer l’attention sur la nouvelle, de fournir de l’information supplémentaire, de faciliter son travail, sans insister sur la nécessité de retenir la nouvelle. On le sait, les décisions éditoriales sont soumises à toute une gamme d’impératifs qui vont au-delà de la simple valeur de la nouvelle. Ce genre d’approche, qui n’a rien à voir avec le désir de « pousser à tout prix » ce que nos clients et nous estimons être une nouvelle, a de meilleurs résultats. De plus, cette approche contribue à établir une sorte de respect mutuel (entre le journaliste et le professionnel des RP).

    J’ai souvent entendu (toujours à propos de l’approche aux blogueurs) qu’il fallait commenter plusieurs billets d’un blogueur avant d’entrer en contact avec lui ou elle pour faire un pitch. Qu’en penses-tu?

    PS, Si tu es d’accord, je vais bloguer sur le même sujet en citant ton excellent billet et la conversation qui a suivi.

  12. Michelle Sullivan

    2009.09.21 @ 09:28

    @ pierre – merci – jamais trop tard pour commenter un billet de blogue, selon moi.

    re: « J’ai souvent entendu (toujours à propos de l’approche aux blogueurs) qu’il fallait commenter plusieurs billets d’un blogueur avant d’entrer en contact avec lui ou elle pour faire un pitch. Qu’en penses-tu? »

    Je ne crois pas que ce soit nécessaire. C’est certain que c’est plus facile si vous avez déjà établi une relation de confiance avec les blogueurs. Ils ont la chance de vous connaître et de juger de votre sincérité.

    Mais je crois qu’il faut être authentique en bâtissant nos liens.

    Exemple: Je ne m’intéresse pas au scrapbooking. Ce n’est pas mon truc, comme dirait Sarkozy. Quand j’ai proposé à un client qu’on s’entretienne avec cette communauté, je n’ai donc pas commencé à commenter des billets dans des blogues simplement pour établir des liens. Oui, j’ai lu les billets, dans le but d’essayer de comprendre le blogueur. Oui, si un sujet y était abordé qui m’interpellait, je commentais (ex: un billet qui parle plutôt d’enfants que de scrapbooking). Mais je n’ai pas dit à une blogueuse que je trouvais son chien cute simplement pour qu’elle remarque mon nom et pour me faire ouvrir des portes. Mes commentaires étaient sincères et humains. Dans les nombreux cas dans le cadre de cette campagne où j’approchais un blogueur qui ne me connaissais pas, j’ai simplement mis cartes sur table et j’ai approché les blogueurs avec une proposition claire et respectueuse.

    On ne peut pas connaître tous les bloguers – c’est impossible. Mais on peut prendre le temps de faire nos devoirs, de voir ce qui les intéresse et de les approcher avec un respect pour leur temps et pour ce qui les passionne.

    Et voilà!

    J’ai bien hâte de lire la suite sur ton blogue. A+

  13. Pierre Bouchard INDICO » Faire un pitch aux blogueurs : le comment

    2009.09.21 @ 12:20

    […] consulté l’amie et collègue Michelle Blanc et je suis tombé sur cet excellent billet de Michelle Sullivan et sur la conversation qui a suivi. Le moulin à réflexion tourne à haute vitesse […]

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