Michelle Sullivan Communications

Suivez le gala des Prix Excellence SQPRP sur Twitter

Grâce à une invitation lancée à Claude Malaison par la SQPRP, vous pourrez suivre le Gala Prix Excellence en direct sur Twitter.

Excellent choix : à l’agence RP de Allard Hervieu Communication depuis quelques jours maintenant, Claude est un membre archi-actif de la communauté montréalaise de professionnels en comm s’intéressant aux médias sociaux. Éditeur du livre collaboratif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires signé par des avant gardistes comme Marc Snyder, Michelle Blanc et Martin Ouellette, Claude est membre fondateur de YULBiz et organise Webcom, dont la dernière édition vient tout juste de terminer.

Si vous ne suivez pas déjà Claude sur Twitter, je vous conseille de le faire. Tant qu’à y être, ajoutez son blogue dans votre aggrégateur. Vous en apprendrez beaucoup sur les médias sociaux et si vous vous intéressez aux communications internes, vous serez particulièrement bien servis.

Je vais lire les ‘tweets’ de Claude avec grand intérêt le 28 mai prochain, surtout que cette année, pour la première fois, on parle de médias sociaux. Il sera intéressant de voir les choix faits par les membres du jury de cette édition 2009.

Raison de plus d’y porter attention : le Prix Excellence, anciennement les Prix Équinoxes, est de retour pour la première fois depuis 2007, la SQPRP ayant décidé de profiter d’une pause l’an dernier pour mettre à jour les réglements du concours afin d’y apporter, entre autres, plus de transparence et des règles plus strictes. J’avais été parmi ceux qui, en 2007, s’étaient objectés à la participation de membres du CA au concours. Malgré le grand mérite des projets récompensés, l’apparence de conflit d’intérêt me rendait mal à l’aise et j’étais de l’avis qu’il n’était pas souhaitable de poursuivre avec les anciens règles du concours, autant pour la réputation de la SQPRP que pour la crédibilité de son concours. C’est tout à l’honneur des membres du CA s’ils ont fait preuve d’écoute et d’ouverture et s’ils se sont ajustés en conséquence.

Bravo, donc à la SQPRP pour son nouveau concours et aux membres du comité organisateur du gala du Prix Excellence, dont Leslie Quinton et Johanna Rayanaud, pour avoir songé à Twitter et à Claude.

Le gala des Prix Excellence 2009 de la SQPRP aura lieu le jeudi 28 mai, dès 17h30 au Théâtre TELUS de Montréal.  Détails et inscription ici.

Jean François Codère provoque une révolte

… ben pas une révolte, peut-être, mais quelques remous, au moins. Comme quoi les titres de billets de blogues, comme certaines manchettes de journaux, peuvent tendre vers le sensationalisme.

Le journaliste montréalais Jean François Codère s’est prêté au jeu, mardi dernier, dans le cadre de l’événement 3e mardi | Third Tuesday Montréal. Il donnait la réplique à Michelle Blanc, qui, au 3e mardi | Third Tuesday du mois de mars avait offert des conseils aux médias au mois de mars dans une présentation intitulée « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal ».

Le discours de Codère a provoqué quelques vives réactions de la part de l’auditoire mardi dernier, et ses propos ont inspiré quelques billets de blogue et échanges Twitter.

Je vous invite à consulter les billets suivants, en vous demandant de porter une attention particulière au billet de Pierre Bouchard, qui résume très bien ma propre façon de penser. Great minds ..

Pierre Bouchard

Laurent Maisonnave

Pierre Fraser

Twitter

.. et le principal intéressé, Jean François Codère

Si vous n’avez pas pu assister à cette activité, sachez que les archives vidéo seront disponibles sous peu sur le site http://3mardithirdtuesday.com

Au plaisir de vous voir au prochain événement 3e mardi | Third Tuesday Montréal – inspirés par le cas Bixi et l’émission Mirador, nous discuterons d’ethique et de meilleures pratiques avec un panel d’invités. Détails à suivre début juin. On se voit le 16 juin, 18h, au Daylight Factory!

 MAJ: Martine Dorval contribue à la réflexion post-Codère sur LinkedIn. Encore une fois, des propos qui me ressemblent. 

Nouvelle série à Radio Canada: la SQPRP réagira-t-elle?

C’est grâce à Eve Binette (via Twitter) que j’ai pris connaissance de cet article sur Canoë, annonçant une nouvelle télésérie de Radio Canada. La distribution? Patrick Labbé, David La Haye, Pascale Bussières, Gilles Renaud, Catherine Trudeau, Sébastien Delorme et Marie-Ève Milot. Wow. Très intéressant, surtout que j’adore La Haye. Le reste? Moins intéressant, à première vue.

Mirador présentera le monde des relations publiques au grand public québécois. Ai-je espoir que l’image véhiculée soit positive? Pas vraiment, et surtout pas après avoir lu la citation suivante provenant du communiqué de presse:

Les intrigues de la série ont pour cadre le cabinet Mirador, «où travaille un bataillon de professionnels en relations publiques qui ont tout intérêt à ce que la seule vérité connue et diffusée soit celle de leurs clients, écrit Radio-Canada dans un communiqué. Ils doivent s’assurer, jour après jour, de contrôler le message.»

(…) quand un scandale éclate, qu’on ne contrôle plus le « spin » et que la tempête médiatique fait rage, on fait appel à une équipe bien particulière (…)

Chaque épisode met en scène un scandale. Philippe et son équipe reçoivent le difficile mandat de redorer l’image ternie du client, de lui faire gagner, contre vents et marées, le procès de l’opinion publique en utilisant tout l’arsenal dont disposent les firmes de relations publiques modernes. Pendant ce temps, Philippe est à un point tournant de sa vie : il cherche désespérément à donner un sens à ce qu’il fait.

Spin. Contrôle de message. Scandale. Vérité subjective. Et normal, après tout, qu’un professionnel en relations publiques cherche à trouver du sens à ce qu’il fait. Le pauvre. Je me demande comment il fait pour bien dormir la nuit. (Oui, c’est un brin de sarcasme que vous détectez ici). Le communiqué de presse semble laisser aucun doute quant au ton que Radio Canada entend donner à cette série.

Semblerait-il que les équipes de production d’émissions portant sur le milieu hospitalier ou policier embauchent des experts afin de bien les conseiller et d’assurer, dans la mesure du possible et de ce qui est souhaitable pour l’intrigue, que la production se colle à la réalité. Est-ce qu’un professionnel en relations publiques sera approché pour guider Radio Canada? Permettez moi d’en douter.

Je me demande si la SQPRP est au courant du projet et s’ils ont l’intention de dénoncer les fausses représentations exagérées. Je ne me souviens pas d’intervention de leur part lors du Scandal des commandites. Je me trompe? Je l’espère, donc corrigez moi si j’ai tort.

Je vous rappelle que les membres de la SQPRP sont tenus à suivre un code de déontologie. Code auquel j’adhère.

Sommes-nous des cordonniers mal chaussés? Quand d’autres doutent de l’intégrité de notre industrie, sommes nous prêts à défendre sa réputation?

Le tournage s’amorce ce printemps. Radio-Canada prévoit diffuser les dix épisodes d’une heure chacun en 2010. Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas eu le temps de préparer notre propre défense.

Je suivrai le dossier avec intérêt.

Faux blogues: la SQPRP devrait-elle s’inspirer du PRSA?

J’ai parlé dans mon dernier billet du code de déontologie de la SQPRP (Société québécoise des professionnels en relations publiques). Un commentaire d’Yvon Desautels sur l’apparent mutisme des associations professionnelles m’a fait réfléchir. Doit-il aller plus loin pour traiter les questions entourant les médias sociaux, telles les faux blogues?

Selon moi, le moment est effectivement venu. Pour le bien de notre profession et de son image.

Mon mentor-bien-adoré, Alain Charbonneau, ressource naturelle inépuisable, me file ce matin une copie du Professional Standards Advisory PS-8 du PRSA (Public Relations Society of America) qui traite la question de la façon suivante:

ISSUE: Misrepresentation by organizations and individuals using blogs, viral marketing, and anonymous Internet postings with undisclosed sponsorships and/or deceptive or misleading identities or descriptions of goals, causes, tactics, sponsors or participants.

(…)

RELEVANT SECTIONS OF THE PRSA CODE:  At least three Code provisions and three professional values relate to this issue. They are:

Code provisions

  • Free Flow of Information. Protecting and advancing the free flow of accurate and truthful information is essential to serving the public interest and contributing to informed decision making in a democratic society. 
  • Conflicts of Interest. Avoiding real, potential or perceived conflicts of interest builds the trust of clients, employers and the publics.
  • Enhancing the Profession. Public relations professionals work constantly to strengthen the public’s trust in the profession.Investigate the truthfulness and accuracy of information released on behalf of those represented.
        Professional Values 
  • Honesty. We adhere to the highest standards of accuracy and truth in advancing the interests of those we represent and in communicating with the public.
  • Fairness. We deal fairly with clients, employers, competitors, peers, vendors, the media and the general public.
  • Advocacy. We serve the public interest by acting as responsible advocates for those we represent. We provide a voice in the marketplace of ideas, facts and viewpoints to aid informed public debate 

 

Blogue Bixi: Shirley Steinberg met du vinaigre sur la plaie

Le faux blogue À vélo citoyens! continue à faire parler de lui, en cette journée de lancement du Bixi.

Cette fois ci, c’est la prof de McGill, Shirley Steinberg, qui me déçoit. Elle se moque allégrement des internautes et fait preuve d’un mépris étonnant sur les ondes de CBC radio.

« Santa Claus at the Mall doesn’t exist! (…) Get a life! »

Mme Steinberg traite ceux qui ont le sentiment de s’être fait prendre par ce blogue fictif et de sa page Facebook de naifs, qui auraient intérêt à retrouver leur sens de l’humour.

L’animateur a terminé l’entrevue en avouant ne pas l’avoir trouvé drôle, lui. Moi non plus. Nous parlons ici d’une question de confiance brisée. De se moquer ainsi des consommateurs n’est pas à notre avantage, en tant que profession. Et je parle ici autant de la campagne de Morrow Communication que des dires de Mme Steinberg.

Mme Steinberg prétend qu’il n’existe pas de code de déontologie gérant les médias sociaux, jettant ainsi une image de cowboy sur toute une pratique.

Je pense qu’elle connaît mal les médias sociaux et l’univers des blogues. Elle ne connaît certainement pas le code de déontologie de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) qui dit:

Tout membre doit s’astreindre aux plus hautes normes d’honnêteté, d’exactitude, d’intégrité, de vérité et ne doit pas sciemment diffuser des informations qu’il sait fausses ou trompeuses. Les membres ne doivent pas soutenir de prétentions exagérées ou faire des comparaisons injustes, ni s’approprier la paternité d’idées ou de déclarations d’autrui. Tous les membres doivent éviter une conduite professionnelle ou personnelle qui jette le discrédit sur eux-mêmes, la Société ou la pratique des relations publiques

J’espère seulement que les Montréalais ne prendront pas les dires de Mme Steinberg comme étant représentatifs de la façon de penser de toute la profession des communications, ni la campagne marketing de Morrow Communications comme exemple de ce qui se fait par tous ceux qui exercent notre profession.  Mais quand nous parlons de cas sensationnels comme celui ci sur les ondes du CBC, je crains le tort que ça puisse faire à notre profession.

Je crois à la transparence et à l’intégrité. Je crois au code de déontologie de la SQPRP. Je dois être une grande naïve, moi aussi.

Sur ce, je dois vous quitter. J’ai une autre invitation à envoyer.